8 décembre 2008
| 4e mis-à-jour (25 nov) | |
| PROJECTION COURANTE | télécharger les projéctions |
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| LIBÉRAL | PQ | ADQ | VERT | SOLIDAIRE | AUTRES |
| 44,6% | 34,3% | 13,6% | 3,0% | 4,1% | 0,3% |
| 69 | 52 | 4 | 0 | 0 | 0 |
| 63 sièges requis pour un gouvernement majoritaire | |||||
DERNIERS ARTICLES1 Dec
Maintenant que c’est clair que l’actualité politique des 10 premiers jours de décembre sera essentiellement orientée du côté fédéral, ça augure très bien pour Jean Charest.
Déjà que la côte semblait quasi insurmontable pour Marois et Dumont dans les dernières semaines, les partisans espéraient toujours la remontée irrésistible de fin de campagne après le débat. Le faible engouement suivant le débat aurait pu en effet se matérialiser en une opposition plus substantielle, mais là, la poussière retombe et la campagne électorale québécoise la plus tranquille depuis longtemps finira dans une indifférence généralisée. Gageons qu’entre le drame à Ottawa et les préparations pour les fêtes, les électeurs ne prendrons pas le temps d’écouter les revendications et promesses de l’opposition et ne prendront même pas le temps d’aller voter. Indifférence, vote selon les perceptions et les sondages, faible taux de participation: les Libéraux voguent tout doucement (trop doucement) vers une majorité.
27 Nov
On RDI, Simon Durivage is doing his daily interview with a Liberal, an Adéquiste, and a Péquiste. Apparently, Jean Charest is starting to talk about Pauline Marois and her sovereigntism. The poor Pierre Moreau (PLQ) had to put forward this message. Durivage asked quite simply “did we not know that Pauline Marois was a sovereigntist?” Moreau had trouble answering that coherently. And then this exchange happened (translated and paraphrased):
Moreau: Pauline Marois has shown that because she wants to separate Quebec and is beholden to the sovereigntists of her party, she can only be the Premier of sovereigntists, not all Quebecers.
Durivage: That doesn’t really make sense, because then Jean Charest can’t be the Premier of all Quebecers, just federalists.
Moreau: No, Jean Charest is the Premier of all Quebecers.
Yeah, that makes sense.
26 Nov
What form of electoral reform would be best for Québec? While mixed-member proportional (MMP) has been studied, another possibility is single transferable vote (STV), the system recommended for British Columbia. This system uses ranked ballots within fairly small regions. Given Québec’s many unique regions, it may be a better option than MMP. It has the advantage of not having wasted votes, is candidate-focused (not party-focused), doesn’t require any changes to the size of the National Assembly, keeps representation local, and all members are elected the same way. It is, however, not as advantageous to smaller parties as pure proportional representation or MMP, but it is still far more advantageous than the current first-past-the-post system.
Below is one model — 25 multi-member districts ranging from 2 to 7 députés, with an average of 5 députés. There would need to be 2 singles — Ungava and Îles-de-la-Madeleine — because they have very low populations (thus would be dominated by other areas if included in Abitibi or Gaspésie, respectively).
An estimate (and only an estimate) of the 2007 election results under this STV model shows a similar result to the actual results, but with much better region balance. My estimate gives the PLQ 47 députés, the ADQ 39 députés, the PQ 37 députés and one each for the PVQ and Québec Solidaire.
Feel free to discuss.
***
1 MONTRÉAL CENTRE-VILLE (7)
D’ARCY McGEE
MONT-ROYAL
NOTRE-DAME-DE-GRÂCE
OUTREMONT
SAINT-HENRI-SAINTE-ANNE
VERDUN
WESTMOUNT-SAINT-LOUIS
députés: PLQ 5, PQ 1, PVQ 1
2 MONTRÉAL WEST ISLAND (7)
ACADIE
JACQUES-CARTIER
MARGUERITE-BOURGEOYS
MARQUETTE
NELLIGAN
ROBERT BALDWIN
SAINT-LAURENT
députés: PLQ 5, ADQ 1, PQ 1
3 NORD-DU-MONTRÉAL (7)
ANJOU
BOURASSA-SAUVÉ
CRÉMAZIE
JEANNE-MANCE-VIGER
LAFONTAINE
LAURIER-DORION
VIAU
députés: PLQ 5, PQ 1, ADQ 1
4 EST-DU-MONTRÉAL (7)
BOURGET
GOUIN
HOCHELAGA-MAISONNEUVE
MERCIER
POINTE-AUX-TREMBLES
ROSEMONT
SAINTE-MARIE-SAINT-JACQUES
députés: PQ 3, PLQ 2, ADQ 1, QS 1
5 LAVAL (5)
CHOMEDEY
FABRE
LAVAL-DES-RAPIDES
MILLES-ÎLES
VIMONT
députés: PLQ 2, ADQ 2, PQ 1
6 OUTAOUAIS (5)
CHAPLEAU
GATINEAU
HULL
PAPINEAU
PONTIAC
députés: PLQ 3, PQ 1, ADQ 1
7 LAURENTIDES (4)
ARGENTEUIL
BERTRAND
LABELLE
PRÉVOST
députés: PQ 2, ADQ 1, PLQ 1
8 LANAUDIÈRE (5)
BERTHIER
JOLIETTE
L’ASSOMPTION
MASSON
ROUSSEAU
députés: PQ 2, ADQ 1, PLQ 1
9 COURONNE-NORD (5)
BLAINVILLE
DEUX-MONTAGNES
GROULX
MIRABEL
TERREBONNE
députés: ADQ 2, PQ 2, PLQ 1
10 ABITIBI (3)
ABITIBI-EST
ABITIBI-OUEST
ROUYN-NORANDA-TÉMISCAMINGUE
députés: PQ 1, PLQ 1, ADQ 1
11 LONGUEUIL (5)
LA PINIÈRE
LAPORTE
MARIE-VICTORIN
TAILLON
VACHON
députés: PLQ 2, PQ 2, ADQ 1
12 BAS-RICHELIEU (5)
BORDUAS
MARGUERITE-D’YOUVILLE
RICHELIEU
SAINT-HYACINTHE
VERCHÈRES
députés: PQ 2, ADQ 2, PLQ 1
13 COURONNE-SUD (5)
BEAUHARNOIS
CHÂTEAUGUAY
LA PRAIRIE
SOULANGES
VAUDREUIL
députés: PLQ 2, ADQ 2, PQ 1
14 MONTÉRÉGIE (5)
CHAMBLY
HUNTINGDON
IBERVILLE
SAINT-JEAN
SHEFFORD
députés: ADQ 3, PQ 1, PLQ 1
15 ESTRIE (5)
BROME-MISSISQUOI
MÉGANTIC-COMPTON
ORFORD
SAINT-FRANÇOIS
SHERBROOKE
députés: PLQ 2, ADQ 2, PQ 1
16 CENTRE-DU-QUÉBEC (5)
ARTHABASKA
DRUMMOND
JOHNSON
NICOLET-YAMASKA
RICHMOND
députés: ADQ 2, PLQ 2, PQ 1
17 MAURICIE (5)
CHAMPLAIN
LAVIOLETTE
MASKINONGÉ
SAINT-MAURICE
TROIS-RIVIÈRES
députés: ADQ 2, PLQ 2, PQ 1
18 CAPITALE-NATIONALE (5)
CHAUVEAU
CHARLEVOIX
LA PELTRIE
MONTMORENCY
PORTNEUF
députés: ADQ 3, PLQ 1, PQ 1
19 QUÉBEC CENTRE-VILLE (6)
CHARLESBOURG
JEAN-LESAGE
JEAN-TALON
LOUIS-HÉBERT
TASCHEREAU
VANIER
députés: ADQ 3, PLQ 2, PQ 1
20 CHAUDIÈRE (4)
BELLECHASSE
CHUTES-DE-LA-CHAUDIÈRE
LÉVIS
LOTBINIÈRE
députés: ADQ 3, PLQ 1
21 APPALACHES (3)
BEAUCE-NORD
BEAUCE-SUD
FRONTENAC
députés: ADQ 2, PLQ 1
22 BAS-SAINT-LAURENT (4)
KAMOURASKA-TÉMISCOUATA
MONTMAGNY-L’ISLET
RIMOUSKI
RIVIÈRE-DU-LOUP
députés: ADQ 2, PLQ 1, PQ 1
23 GASPÉSIE (4)
BONAVENTURE
GASPÉ
MATANE
MATAPÉDIA
députés: PLQ 2, PQ 2
24 CÔTE-NORD (2)
DUPLESSIS
RENÉ-LÉVESQUE
députés: PQ 2
25 SAGUENAY (5)
CHICOUTIMI
DUBUC
JONQUIÈRE
LAC-SAINT-JEAN
ROBERVAL
députés: PLQ 2, PQ 2, ADQ 1
26 UNGAVA (1)
députés: PQ 1
27 ÎLES-DE-LA-MADELEINE (1)
députés: PQ 1
25 Nov
Selon la dernière projection de DemocraticSPACE, les libéraux de Jean Charest naviguent timidement en eaux majoritaires. Le Parti libéral obtient 69 sièges contre 52 pour le Parti québécois et seulement 4 pour l’Action démocratique du Québec. Un “market correction” ? Un retour à 2003 ? DemocraticSPACE accorde pour l’instant 44,6 % des intentions de vote au PLQ, 34,3 % au PQ, et 13,7 % à l’ADQ. Le Parti vert et Québec Solidaire obtiennent tous deux 3,0 % et 4,1 % des électeurs voteront pour d’autres options. (NB : Nous souhaitons vous prévenir à nouveau que les projections ne sont pas des prédictions, elles reflètent simplement l’état actuel de la situation.)
Il est aussi important de noter que la course demeure extrêmement serrée dans plusieurs régions. Ainsi, il est impossible, à ce stade-ci, d’indiquer si le prochain gouvernement sera majoritaire ou minoritaire. En survolant certaines régions, on constate que l’Outaouais et Laval demeure un château fort libéral. Les dés sont jetés sur l’île de Montréal, alors qu’il n’y aura pas beaucoup de changement en vue (sauf Crémazie). Le Parti québécois maintient ses acquis dans Lanaudière/Laurentides. En Abitibi-Témiscamingue, la circonscription d’Abitibi-Ouest resterait dans le giron péquiste. Abitibi-Est et Rouyn-Noranda-Témniscamingue (dans une moindre mesure) sont deux courses serrées. La Montérégie est assurément un territoire électoral où les batailles seront importantes. En tout et partout, près de 20 % des circonscriptions sont trop serrées pour prédire.
24 Nov
mis-à-jour: 25 novembre (4e mis-à-jour)
La 39e élection générale du Québec sera décidée par 30 20 luttes électorales serrées:
ABITIBI-EST
BEAUCE-NORD
BEAUCE-SUD
BERTRAND
CHAMBLY
CHARLESBOURG
CHAUVEAU
CHICOUTIMI
CHUTES-DE-LA-CHAUDIÈRE
CRÉMAZIE
DEUX-MONTAGNES
DRUMMOND
GASPÉ
GROULX
IBERVILLE
JONQUIÈRE
LA PELTRIE
LA PRAIRIE
LAURIER-DORION
LÉVIS
LOTBINIÈRE
MARGUERITE-D’YOUVILLE
MASKINONGÉ
MATANE
MERCIER
MONTMORENCY
NICOLET-YAMASKA
ROBERVAL
ROUYN-NORANDA-TÉMISCAMINGUE
SAINT-HYACINTHE
SAINT-JEAN
SAINT-MAURICE
SHEFFORD
TROIS-RIVIÈRES
VACHON
VANIER
23 Nov
Les batailles de clocher entre circonscriptions québécoises sont légendaires. Il s’agit d’une réaction très humaine à un système de localisation des projets, que ceux-ci soient profitables ou nuisibles. La plupart des gens veulent qu’on installe à côté de chez eux une université, une entreprise qui génère des emplois ou une attraction touristique. Mais personne ne veut d’une décharge municipale, d’une centrale nucléaire, d’un incinérateur ou d’un hôpital psychiatrique. Non, certains projets ont moins la cote. Mais au Québec, depuis fort longtemps d’ailleurs, tous partis confondus, on fait de la politique électoraliste à grand coup de projets, ou plus précisément à projets à grand coût: aéroports, musées, autoroutes, hôpitaux, usines, choisissez…
Dans ce contexte, on peut se demander pourquoi le financement du transport collectif est encore envisagé à travers des péages. Il existe des transpondeurs électroniques soit. Mais on parle tout de même de plusieurs millions d’investissements pour mettre en place un système de perception. Or, il existe déjà des instruments pour moduler cette perception (taxe sur l’essence et permis d’immatriculation par exemple) capables de cibler les payeurs désirés. Alors pourquoi viser une clientèle géographique? Parce qu’elle mérite de payer davantage ou simplement parce qu’on aime la chicane? A qui profitent ces batailles de clocher?
Si gouverner c’est juger des projets les plus bénéfiques pour l’ensemble de notre société, nous avons diablement besoin d’un système ou les décideurs ne soient plus juges et parties… La composante géographique de notre système électoral mine notre gestion collective. Tant que nous n’aurons pas une fraction de nos représentants élue sur une autre base pour jouer le rôle de jury, le jugement risque d’être rendu au profit des plus payants, électoralement parlant. Et nos projets de développements continueront d’être mal localisés. Ce ne sont pas les politiciens qu’il faut blâmer, mais un système qui génère de tels comportements qu’il faut changer. Malheureusement, quand on voit le peu d’écho que suscite la réforme du mode de scrutin dans la campagne électorale québécoise, peut-être n’y arriverons-nous qu’en changeant de politiciens… En résumé, la discrimination géographique dont feront l’objet ces futurs payeurs a plus de chance de devenir un enjeu électoral: mes économies d’abord… l’équité après!
22 Nov
Portrait de la circonscription de Vaudreuil :
La circonscription de Vaudreuil se situe à l’Ouest de l’île de Montréal et est voisine de la circonscription de Soulanges. Elle compte 51 823 électeurs. Elle est constitué des villes de Vaudreuil-Dorion, de l’Île Cadieux, de Vaudreuil-sur-le-Lac, d’Hudson, de Terrasse-Vaudreuil, de l’Île-Perrot, de Pincourt et de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot.
La course dans Vaudreuil :
Selon le site du Directeur général des élections du Québec, en date du 21 novembre 2008, 7 candidatures en règle ont été déposées dans le comté de Vaudreuil.
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Candidat |
Parti |
Agent officiel |
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M. Yvon Marcoux |
Parti libéral du Québec / Quebec Liberal Party |
Michel Poirier |
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M. Kevin Côté |
Candidat indépendant |
Isabelle Lapointe |
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M. Claude Turcotte |
Parti Québécois |
Philippe Trempe |
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Mme Maria Pia Chavez |
Québec solidaire |
Alain Tremblay |
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M. Gilles Paquette |
Parti république du Québec |
André Lepage |
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Mme Lucie Boudreault |
ADQ |
Isabelle Turcotte |
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M. Julien Leclerc |
Parti vert du Québec |
Bernard Besancenot |
La date limite pour le dépôt d’une candidature étant le 22 novembre, il y a peu de chance qu’il y ait un autre candidat dans la circonscription. D’ailleurs, il y en a déjà beaucoup et les électeurs de Vaudreuil auront beaucoup de noms sur le bulletin de vote!
La course dans Vaudreuil a commencé en force dès le déclenchement des élections. Les deux candidats les plus sérieux et ayant le plus de chances de remporter le scrutin sont le libéral M. Yvon Marcoux et le péquiste Claude Turcotte. Le lendemain du déclanchement des élections, l’équipe de campagne du candidat libéral était déjà à installer ses pancartes partout dans le comté. L’équipe du candidat péquiste a suivit quelques jours plus tard. Quant à l’adéquiste, elle n’a fait connaître sa présence dans Vaudreuil que deux semaines après ses adversaires. Parions que cela aura un impact négatif sur le résultat de sa campagne.
Profil des candidats :
Yvon Marcoux : M. Yvon Marcoux est un homme très connu dans la région de Vaudreuil. Homme très aimé par ses concitoyens, il est député de la circonscription depuis 10 ans déjà. Ce dixième anniversaire de vie politique a été célébré en grand en octobre dernier par plusieurs militants libéraux et personnalités de la région. Homme d’État expérimenté, c’est à lui que l’on doit la création du Conseil du Trésor du Québec responsable de la gestion des fonds publics. Il a aussi œuvré dans plusieurs ministères importants tant au fédéral qu’au provincial. Avocat de formation, sa renommé n’est plus à faire au Québec et dans le milieu des affaires. Ancien professeur de droit à l’Université Laval, ancien Vice-président de Provigo et ayant siégé sur plusieurs conseils d’administration de compagnies d’assurance, son expertise ne fait aucun doute chez les électeurs. Ancien ministre des Transports et ancien ministre de la Justice et Procureur général du Québec, il a déjà tenu des postes importants au gouvernement et siège à l’Assemblée nationale depuis plus de 10 ans.
Claude Turcotte : Ce résident de Vaudreuil est ingénieur de formation et a une PME. Il est père de 4 enfants.
Lucie Boudreault : cette jeune femme est policière et travaille également dans le milieu de la sécurité. Ce qui pourrait lui nuire est qu’elle ne vient pas de la région, mais bien de Saint-Jean-sur-le-Richelieu.
Maria Pia Chavez : Encore aucune information sur cette candidate. Probablement dans un journal prochainement.
Julien Leclerc : Jeune habitant de Vaudreuil-Dorion qui travaille à la permanence du Parti vert et qui a accepté de se présenter car il n’y avait pas de candidat.
Kevin Côté : Première blague de mauvais goût des élections dans notre comté. Un jeune qui pense que le hockey c’est tout se qui compte et qui mène la campagne la plus ridicule et la plus pathétique de l’histoire du Québec.
Gilles Paquette : Deuxième mauvaise blague de la campagne. Un indépendantiste qui décide de mener une campagne pathétique avec des idées grotesques.
Bataille Facebook : La bataille électorale se transpose dans Facebook. Le candidat libéral M. Yvon Marcoux y fait bonne figure avec ses 109 supporters à ce jour, alors que Claude Turcotte n’a aucun groupe de support. L’adéquiste Lucie Boudreault a quant à elle 77 supporters, une performance tout de même respectable.
21 Nov
L’enjeu principal des campagnes électorales québécoises, le taux de participation
En lien encore une fois avec le billet sur les comtés rouges. Depuis les élections de 1981, les libéraux ont à peu près le même nombre de votes en termes absolus. Seule l’année 2007 était différente avec le résultat qu’on connaît, un gouvernement minoritaire. Les années où le taux de participation était plus élevé, cela favorisait le parti Québécois ou je dirais la gauche en général. Le PQ commence à rentrer avec un taux de participation avoisinant les 80%.
Pourquoi, au Québec comme ailleurs, on retrouve environ 1,3 à 1,9 million d’électeurs qui votent systématiquement à droite aux élections. Ils sont aussi souvent plus informés sur les enjeux et vont voter en plus grandes proportions. Une partie de ceux-là sont peut-être simplement fédéralistes. Une partie sont anglophones ou allophones évidemment. Il y a aussi le facteur de l’âge, une forte proportion des 55ans et plus votent libéral. C’est la marginalisation politique de la jeunesse. Mais ils ont souvent en commun d’être plus informés sur la politique, d’être à l’aise financièrement et d’être plus éduqués. Dans les médias, on fait tout un plat des échanges entre les chefs, des tractations dans les sondages, des erreurs des chefs, etc. Mais dans les faits, il existe un facteur déterminant dans toutes les élections au Québec. Le taux de participation. C’est bien connu, les moins nantis, les moins éduqués ou les gens qui trouvent que le PQ, l’ADQ et les libéraux sont pas mal semblables, ne vont pas voter. Ces gens représentent entre 15 et peut-être cette année proche de 35 % des électeurs. Ces gens ne sont pas des libéraux. Mais dans une large proportion des électeurs qui seraient mieux servis par des politiques sociales au services de la collectivité. Il ne sont pas les possédants de notre beau Québec comme ces chers électeurs libéraux.
Les riches comprennent que c’est dans leur intérêt de voter libéral
Arrêtons d’être naïfs, une partie récurrente des électeurs libéraux votent pour eux tout simplement parce qu’ils comprennent que c’est tout à fait logique de voter pour le parti qui défend leurs intérêts. La richesse est très mal redistribuée et les gens au sommet de la pyramide sociale veulent que ça demeure ainsi. Ils défendent leurs investissements, leurs avoirs, leurs entreprises, leur qualité de vie aux détriment de celles des autres. Tout n’est noir et blanc non plus, y a aussi des gens à l’aise financièrement qui appuies les valeurs sociales et humaines parce qu’ils comprennent qu’un minimum de paix sociale est nécessaire.
Y en a qui ont toute pis toutes les autres y ont rien ! (Desjardins)
Les autres citoyens, les locataires, la classe moyenne qui vit à crédit, les moins nantis, le reste du monde finalement, on est tous dans le même bateau. Dans ce contexte, voter pour la droite quand on ne possède rien, c’est se tirer une balle dans le pied. Mais sinon, voter pour qui ? Ni l’ADQ, ni le PQ ne proposent de projet mobilisateur pour l’ensemble des gens ordinaires. En fait l’ADQ va dans le sens inverse. Et le PQ considère à tort qu’il a plus à gagner en se dirigeant vers la droite qu’en essayant véritablement de proposer une vraie alternative au PLQ qui pourrait inciter les électeurs à aller voter. Résultat, leur programme ressemble étrangement à celui du PLQ et le taux de participation sera très bas.
Québec solidaire
Qs grignote un peu le PQ à sa gauche, les sondages le confirment. Mais cela reste très marginal pour l’instant. Sans un mode de scrutin proportionnel, les électeurs vont toujours être tentés de voter stratégique pour empêcher les libéraux de reprendre le pouvoir, voter PQ même si on est pas souverainiste, voter PQ même si on les trouve trop à droite, voter PQ même si on les trouve trop à gauche. Mais cette fois comme la dernière fois, le PQ ne réussit pas à mobiliser les gens avec un programme encore une fois trop semblable à celui des libéraux. Les trois quarts des Québécois pensent que les libéraux vont gagner les élections. N’est-ce pas le temps d’arrêter de voter stratégique et de voter avec son cœur ? Il est grand temps de sortir du bipartisme ou du tripartisme pour entrer dans une ère nouvelle, l’ère des idées. Avec un système proportionnel, les idées feraient du chemin lorsque appuyées par une assez forte proportion d’électeurs.
En attendant, retournons à notre campagne morne et ennuyante de débats de personnalités et d’attaques personnelles vides entre les chefs. Pendant tout ce spectacle médiatique désolant, les possédants du Québec se frottent les mains. Tout va continuer à rouler pour eux comme d’habitude, ils nous ont bien eu une fois de plus.
Les chiffres électoraux depuis 1981 (source DGEQ)
19 Nov
Il est une chose dans notre système électoral que l’on appelle les “châteaux forts”. Ces circonscriptions sont ainsi appelées parce qu’elles votent pour un même parti depuis tellement longtemps que bien souvent une ou deux générations n’y ont connu qu’un seul et même parti!
Le Parti Libéral du Québec est définitivement celui qui compte le plus grand nombre de châteaux forts au Québec. Dans le grand Montréal on cible les circonscriptions de Chomedey à Laval; Nelligan, Jacques-Cartier, Robert-Baldwin, St-Laurent, Acadie, Mont-Royal, Outremont, Westmount-Saint-Louis, Notre-Dame-de-Grâce, D’Arcy-McGee, Marquette, Marguerite-Bourgeois, Verdun, Viau, Jeanne-Mance-Viger et Bourassa-Sauvé sur l’Ile de Montréal; Laporte, La Pinière et Vaudreuil sur la rive-sud. Pontiac, Hull, Gatineau, Chapleau, Papineau et Argenteuil en Outaouais/Laurentides et Jean-Talon à Québec. Mégantic-Compton, Orford, Brome-Mississquoi, Richmond et Huntingdon dans les Cantons-de-l’Est/Montérégie ferment la marche…
Si on fait le compte ce sont plus de 32 circonscriptions qui n’ont JAMAIS voté autre que libéral depuis plus de 30 ans soit depuis l’élection de 1981… Je n’avais pas vraiment d’objectif en écrivant ce texte, je voulais seulement soulever ce débat: Trouvez-vous sain, voir normal, que les gens n’aient JAMAIS changé une seule fois d’idée depuis plus de 30 ans?
P.S. Oui je suis au courant de l’épisode “Parti Égalité…”
19 Nov
Je reprends le format de Martin mais il a oublié Québec solidaire, c’était sûrement une erreur d’inattention un peu comme la mienne pour le parti vert. Du moins voici rapidement ce que QS dit sur les mêmes sujets. Mais globalement je crois que pour soutenir les régions, il faut qu’ils arrêtent d’exporter leur matières premières et qu’ils transforment eux-mêmes autant les produits agricoles que forestiers. Du côté éolien, faut que ça profite aux gens de la place, et la meilleure façon c’est les coopératives ou OSBL locales qui remplace le privé et qui se fait soutenir par Éole-Québec, une société d’État qui décidera de la stratégie nationale.
Si les régions font de la transformation par exemple des meubles ensuite on prend la stratégie d’achat local et on subventionne pour s’assurer que les gens achètent les meubles de nos régions au lieu d’aller au IKÉA. En plus de ça, si les régions transforment eux-mêmes, ils couperont moins de bois et le feront de manière à ce que la fôret se regénère, ce sera rentable à long terme.
Or voici ce que QS propose :
Forêt
Éolienne
Agriculture
Adopter une politique de souveraineté alimentaire pour renforcer la cohésion du milieu rural, faire nos propres choix en matière d’alimentation et d’agriculture et réaliser nos objectifs sociaux et écologiques :
Sur le laisser aller du PLQ
La stratégie éolienne du PLQ c’est à peu près, on fait rien avec ça et on continue de prendre du retard sur l’allemagne.
Au niveau de la forêt, le PLQ veut développer le Nord, oui mais ça dépend comment. Et là ça se gâte c’est sûr. Oui il faut aider le secteur forestier, mais il faut surtout les superviser pour qu’il ne gaspille pas la ressource et encourager les compagnies qui feront des produits à valeur ajoutée.
En agriculture, en ce moment ce qui arrive c’est que les subventions favorisent les géants, il faut permettre les plus petits fermiers, ça aidera les jeunes à retourner en région, ça aidera la relève agricole, il faut mettre un maximum de 100 000 $ pour commencer à l’assurance-stabilisation. Ensuite, encourager sérieusement l’agriculture biologique. Et ah oui, l’industrie du porc au Québec c’est un gros raté signé Libéral (et PQ), après des millions en subventions aux porcheries, on va à l’épicerie et on ne voit que du porc des USA, et c’est même pas écris dessus. L’étiquetage devrait être obligatoire pour dire la provenance de la nourriture, comme ça tu sais ce que t’achète et si tu veux encourager les régions tu peux le faire. Seul points positif du PLQ, le programme Québec dans votre assiette, c’est un début.
Parti Libéral
Parti Québécois
Action Démocratique
Parti Vert
Québec Solidaire
Parti marxiste-léniniste
Parti Indépendantiste