8 décembre 2008
13 Nov
Qu’est-ce qui fait en sorte que les élections québécoises suscitent aussi peu d’intérêt? Trop de campagnes électorales en trop peu de temps? Des politiciens sans charisme qui n’arrivent pas à la cheville des Trudeau, Lévesque ou Bourgault? Ou encore des médias qui couvrent la campagne de manière superficielle?
Bien que toutes ces hypothèses puissent être valables, il y a une raison bien plus évidente qui explique cette baisse d’intérêt et c’est la disparition progressive de la question nationale de l’écran radar de la politique québécoise depuis la fin des années 90. Le Québec est en quelque sorte devenu une province comme les autres.
Et que font les gouvernements provinciaux? Ils gèrent un système de santé qui accapare en moyenne de 40% à 50% de leur budget, financent des institutions d’enseignement, “asphaltent” des bouts de route et mettent en oeuvre quelques politiques sociales. Rien pour soulever les passions des électeurs.
Ça explique sans doute en partie pourquoi les taux de participation aux élections provinciales oscillent entre 40% et 60% dans les autres provinces canadiennes. Aussi, comme j’habite depuis quelques années tout près de la rive ontarienne, j’ai pu constater que plusieurs de nos voisins ont plus de respect pour leurs politiciens municipaux que provinciaux. À l’exception du Québec, la scène provinciale est le parent pauvre de la politique canadienne, les citoyens n’ayant d’yeux que pour leurs politiciens fédéraux ou municipaux.
Mais le Québec fait de moins en moins exception. Et j’ai comme l’impression que le taux de participation des Québécois à la prochaine élection ne dépassera pas beaucoup les 60%. C’est à suivre…
Parti Libéral
Parti Québécois
Action Démocratique
Parti Vert
Québec Solidaire
Parti marxiste-léniniste
Parti Indépendantiste