Drôle d’histoire aujourd’hui rapportée ici et concernant le spectaculaire changement de ton du Parti libéral au sujet des traitements de procréation assistée, dont le plus célèbre épisode avait mis en scène une Julie Snyder en colère et un Philippe Couillard à bout de patience.

Le premier ministre vient officiellement de perdre le droit de traiter Mario Dumont de girouette. Mais là n’est pas le propos de ce billet…

Mario Dumont n’a pas pu s’empêcher de péter une coche sur le changement d’idée du PLQ, accusant Jean Charest, je le cite (via Cyberpresse), « d’essayer de devenir le héros d’une situation où il a été l’empêcheur, le héros d’un progrès dont il a été le fossoyeur ».

La charge est violente, bien sentie. On sent que Jean Charest a touché la cible.

Mario Dumont a raison sur le fond de la question. Le chef libéral agit ici en petit homme. Son changement d’opinion sur la question, à l’extérieur d’une campagne électorale, aurait pu être vu comme l’aboutissement d’une réflexion. À trois semaines des élections, c’est limite. Comme une mise en échec à la tête au hockey… c’est légal mais veut-on vraiment ça?

Mais la réaction du chef adéquiste frise l’hystérie. Aux dernières nouvelles, l’ADQ n’a pas déposé cette idée, empêchant ici quiconque de l’utiliser. Et puis, à quoi servent les partis d’opposition si ce n’est pas d’agir comme une immense pisciculture d’idées. D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, Mario Dumont se réjouissait de voir le PLQ se coller à quelques-unes des propositions de l’Action démocratique et les mettre en place…

C’est bien beau de revendiquer sa différence (comme l’écrivent Guillaume Bourgault-Côté et Antoine Robitaille dans Le Devoir), mais il y aussi la manière.

Il y avait un mur de briques et Mario Dumont est allé s’écraser dedans…

S’il avait fallu en plus que Jean Charest accuse Pauline Marois de copier son programme, ce qui aurait au moins l’honnêteté d’être assez juste.

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