8 décembre 2008
3 Dec
Depuis l’élection de 1998 un phénomène est apparut au Québec et à l’évidence il ne fait que s’aggraver. Il s’agit de l’importance du poids du vote anglophone et allophone, principalement en faveur du PLQ, dans les sondages nationaux. Le fait que le PQ cette année là ait obtenu le pouvoir avec moins de vote que le PLQ est révélateur à ce niveau. Cette dichotomie provoque un clivage de plus en plus grand entre les résultats obtenus par le PLQ dans les sondages nationaux et le nombre de siège accessible au PLQ.
Entendons-nous, que le PLQ obtienne 50% ou 90% du vote dans Westmount-Saint-Louis, cela ne lui donne pas plus qu’une circonscription sur 125. Cependant, cette différence a une influence énorme sur les intentions de vote dans les sondages au niveau national. C’est particulièrement là que réside le plus gros problème du PLQ puisque son vote se concentre principalement dans une quarantaine de circonscriptions (Ouest de Montréal, quatre dans l’est de Montréal, La Pinière, Laporte, Chomedey et Vaudreuil dans le -450-, les cinq circonscriptions de l’Outaouais et Brome-Missisquoi pour l’essentiel). Cette avance du PLQ dans ces circonscriptions ne fait qu’accentuer l’effet pervers de ces chiffres dans les sondages nationaux puisque son avance sur le PQ doit être de plusieurs points de pourcentage pour que le PLQ puisse espérer une victoire.
À l’heure actuelle, le PLQ aurait entre 4 et 10 points d’avance sur le PQ dans les sondages nationaux alors que ces mêmes sondages donnent entre 3 et 8 points d’avance au PQ sur le PLQ auprès de l’électorat francophone. Cela démontre bien ce que j’essaie de démontrer ici haut. Le PLQ aura beau remporter 100% du vote dans sa quarantaine de circonscription, ça ne lui donnera pas plus de siège. C’est pourquoi je crois à l’heure actuelle que la différence, en terme de siège, entre le PQ et le PLQ est beaucoup moins grande que ce que les sondages ne démontrent. Si l’ADQ réussit à aller chercher les 12 sièges nécessaires à la reconnaissance officielle de ce parti, il est très probable que le PQ obtienne un gouvernement minoritaire ou se retrouve à égalité en terme de siège avec le PLQ!
19 Nov
Il est une chose dans notre système électoral que l’on appelle les “châteaux forts”. Ces circonscriptions sont ainsi appelées parce qu’elles votent pour un même parti depuis tellement longtemps que bien souvent une ou deux générations n’y ont connu qu’un seul et même parti!
Le Parti Libéral du Québec est définitivement celui qui compte le plus grand nombre de châteaux forts au Québec. Dans le grand Montréal on cible les circonscriptions de Chomedey à Laval; Nelligan, Jacques-Cartier, Robert-Baldwin, St-Laurent, Acadie, Mont-Royal, Outremont, Westmount-Saint-Louis, Notre-Dame-de-Grâce, D’Arcy-McGee, Marquette, Marguerite-Bourgeois, Verdun, Viau, Jeanne-Mance-Viger et Bourassa-Sauvé sur l’Ile de Montréal; Laporte, La Pinière et Vaudreuil sur la rive-sud. Pontiac, Hull, Gatineau, Chapleau, Papineau et Argenteuil en Outaouais/Laurentides et Jean-Talon à Québec. Mégantic-Compton, Orford, Brome-Mississquoi, Richmond et Huntingdon dans les Cantons-de-l’Est/Montérégie ferment la marche…
Si on fait le compte ce sont plus de 32 circonscriptions qui n’ont JAMAIS voté autre que libéral depuis plus de 30 ans soit depuis l’élection de 1981… Je n’avais pas vraiment d’objectif en écrivant ce texte, je voulais seulement soulever ce débat: Trouvez-vous sain, voir normal, que les gens n’aient JAMAIS changé une seule fois d’idée depuis plus de 30 ans?
P.S. Oui je suis au courant de l’épisode “Parti Égalité…”
10 Nov
Une nouvelle campagne, totalement inutile! Mais l’ego de Monsieur Charest vaut bien les 80 millions de cette élection semble-t-il!
Content d’être de retour toutefois pour l’analyse de cette campagne québécoise. Je vais m’attarder plus particulièrement aux circonscriptions où je suis né, j’ai grandis, je vie aujourd’hui ou bien celles ou j’ai travaillé. Ces circonscriptions sont Labelle, Fabre, Sainte-Marie-Saint-Jacques, Hull et Berthier.
Labelle: Bastion péquiste, Sylvain Pagé y semble indélogeable. La candidate libérale, Déborah Bélanger, mairesse de Rivière-Rouge, est déjà empêtrée dans des parfums de scandales dans sa propre municipalité et elle a terminée troisième lors des dernières élections soit derrière le P.Q. et l’A.D.Q. À ce moment-ci, rien ne laisse présager un changement pour cette circonscription, à la limite Mme Bélanger réussira peut-être à récupérer la deuxième position qu’occupe traditionnellement le P.L.Q.
Fabre: La Ministre Courchesne y a eu deux victoires “agréables” soit 4000 votes en 2003 et environ 2000 en 2007. Cependant, Laval c’est Laval, et Laval c’est la vague. Les circonscriptions lavaloises n’ont JAMAIS voté contre le gouvernement (exception faite de Chomedey bien sûr, une borne fontaine rouge y serait élue!) La candidature d’un gros nom de l’A.D.Q. Tom Pentefountas (mon Dieu j’espère ne pas faire d’erreur dans son nom… :-S) et d’un agriculteur de Ste-Dorothée (Ghislain Roch) pour le P.Q. complète le tableau. Dans cette circonscription tout peut arriver en fait. Si Serge Ménard a déjà été battu dans Laval-des-Rapides, rien ne prouve qu’une Ministre soit sécure dans ce type de circonscription. Toutefois, les sondages semble donné une avance pour les libéraux au Québec (donc avantage libéral) mais également une avance de plusieurs points au PQ sur les libéraux dans les circonscriptions francophones (Fabre est francophone à plus de 80%).
Sainte-Marie-Saint-Jacques: Le député sortant, Martin Lemay, ancien conseiller municipal à la ville de Montréal, se représante dans un véritable château fort du P.Q. Comme à l’habitude ici, la véritable guerre se produit pour la deuxième place. Qui des libéraux avec leur jeune candidat Prudhomme ou de Québec Solidaire avec l’éternelle Manon Massé réussira l’exploit! Ici l’A.D.Q. n’a AUCUNE chance de dépasser le 4e rang.
Hull: Château fort libéral, la circonscription n’a voté qu’une seule fois pour le P.Q., en 1976, par 2 votes! La candidate libérale élue lors de la partielle est assise sur une circonscription plus que sûre… La présence du Dr. Aubé, très connu dans une région où les questions de santé sont L’ENJEU majeur pourrait changer un peu la donne, surtout qu’il s’agit du deuxième affrontement pour ces deux candidats. LA.D.Q. ici non plus n’est vraiment pas dans la course! (contrairement à Chapleau, la circonscription voisine, où se présente Gilles Taillon, #2 de l’A.D.Q.)
Finalement Berthier: Probablement la circonscription la plus intéressante avec Fabre. Adéquiste depuis la vague de 2007, son député François Benjamin, ancien maire de Mandeville a “surfé” sur la dernière vague pour coiffé le député sortant, Alexandre Bourdeau du P.Q., qui avait lui même battu Marie Grégoire par un peu moins de 2000 votes en 2003! Une circonscription toute en surprise. Bourdeau avait même augmenté son vote de près de 2000 votes entre les deux élections alors que dans toutes les autres circonscriptions de Lanaudière le vote du P.Q. diminuait… C’est l’affessement du P.L.Q. ici en 2007 qui avait permis l’élection de Benjamin par environ 3000 votes. Ce coup-ci, le P.Q. pourra compter sur la candidature du maire de Lanoraie, André Villeneuve et les libéraux ont ENFIN tiré un trait sur la trois fois perdante mairesse de Saint-Gabriel, Carole Majeau. C’est un autre maire, celui de Lavaltrie, Norman Blackburn, qui va représenter les libéraux cette fois-ci! Pour bien connaitre la circonscription, gageons que le retour au bercail des libéraux déçus, passés à l’A.D.Q. la dernière fois, permettra à M. Villeneuve de ramener ce comté dans les rangs du P.Q. Il ne faut toutefois pas diminuer la popularité de François Benjamin, surtout dans le secteur de Brandon.
Parti Libéral
Parti Québécois
Action Démocratique
Parti Vert
Québec Solidaire
Parti marxiste-léniniste
Parti Indépendantiste