8 décembre 2008
19 Nov
Je reprends le format de Martin mais il a oublié Québec solidaire, c’était sûrement une erreur d’inattention un peu comme la mienne pour le parti vert. Du moins voici rapidement ce que QS dit sur les mêmes sujets. Mais globalement je crois que pour soutenir les régions, il faut qu’ils arrêtent d’exporter leur matières premières et qu’ils transforment eux-mêmes autant les produits agricoles que forestiers. Du côté éolien, faut que ça profite aux gens de la place, et la meilleure façon c’est les coopératives ou OSBL locales qui remplace le privé et qui se fait soutenir par Éole-Québec, une société d’État qui décidera de la stratégie nationale.
Si les régions font de la transformation par exemple des meubles ensuite on prend la stratégie d’achat local et on subventionne pour s’assurer que les gens achètent les meubles de nos régions au lieu d’aller au IKÉA. En plus de ça, si les régions transforment eux-mêmes, ils couperont moins de bois et le feront de manière à ce que la fôret se regénère, ce sera rentable à long terme.
Or voici ce que QS propose :
Forêt
Éolienne
Agriculture
Adopter une politique de souveraineté alimentaire pour renforcer la cohésion du milieu rural, faire nos propres choix en matière d’alimentation et d’agriculture et réaliser nos objectifs sociaux et écologiques :
Sur le laisser aller du PLQ
La stratégie éolienne du PLQ c’est à peu près, on fait rien avec ça et on continue de prendre du retard sur l’allemagne.
Au niveau de la forêt, le PLQ veut développer le Nord, oui mais ça dépend comment. Et là ça se gâte c’est sûr. Oui il faut aider le secteur forestier, mais il faut surtout les superviser pour qu’il ne gaspille pas la ressource et encourager les compagnies qui feront des produits à valeur ajoutée.
En agriculture, en ce moment ce qui arrive c’est que les subventions favorisent les géants, il faut permettre les plus petits fermiers, ça aidera les jeunes à retourner en région, ça aidera la relève agricole, il faut mettre un maximum de 100 000 $ pour commencer à l’assurance-stabilisation. Ensuite, encourager sérieusement l’agriculture biologique. Et ah oui, l’industrie du porc au Québec c’est un gros raté signé Libéral (et PQ), après des millions en subventions aux porcheries, on va à l’épicerie et on ne voit que du porc des USA, et c’est même pas écris dessus. L’étiquetage devrait être obligatoire pour dire la provenance de la nourriture, comme ça tu sais ce que t’achète et si tu veux encourager les régions tu peux le faire. Seul points positif du PLQ, le programme Québec dans votre assiette, c’est un début.
Parti Libéral
Parti Québécois
Action Démocratique
Parti Vert
Québec Solidaire
Parti marxiste-léniniste
Parti Indépendantiste
7 Responses for "Des possibilités pour les régions"
Assez éclarant, merci!
Très intéressant.
À propos d’Éole-Québec, Pauline avait promis de nationaliser l’éolien lors de la course à la chefferie contre Boisclair il n’y a pas si longtemps… Je me demande où est rendu son cheminement sur la question. En tout cas, ça a disparu de sa plate-forme…
Les plus petits partis (et j’inclus ici l’ADQ!) obtiennent très peu de votes dans les comtés des régions plus éloignées. Le concept d’être du côté du pouvoir semble plus fort pour une région comme la mienne, peut-être parce qu’on est un peu plus dépendant du gouvernement que la moyenne.
En région, et surtout au Saguenay-Lac-Saint-Jean où les candidats péquistes sont tous progressistes, QS devrait oeuvrer sur le terrain afin de bloquer Charest en travaillant à faire élire des députés du PQ.
Il faudrait, lors des prochaines élections, que le PQ et QS voient à faire un pacte de non-agression afin de ne pas opposer de candidats de QS dans les comtés où le PQ présente des candidats progressistes ou ne peut gagner que de façon serrée.
Le bipartisme de coalition permet aux partis de mieux ressembler à la population et de travailler stratégiquement en vue d’enjeux communs.
Jacques, l’idée n’est pas mauvaise. Toutefois, s’ils sont si progressistes, ils vont finir par tout simplement passer à QS.
Le tout serait pas plus simple de mettre les Éoliennes sous le contrôle d’Hydro-Québec. Tout cela semble bien beau en théorie mais le gros problème avec le plan de QS, c’est que ça va probablement engendrer des guerres de clochers sur le fait de la propriété de ces mêmes Éoliennes et à quel degré vont-il respecter les politiques de l’organisme parapluie (Éole-Québec) au lieu de leurs propres intêrets?
[...] plus, la plate-forme contient des enjeux qui sont spécifiques aux régions, comme le renforcement des centres locaux de développement (CLD) et la prise en charge pour chaque [...]
… De tous les grands projets, nous les Québécois, avons le syndrôme du pas dans ma cours. Pas d’éoliennes dans ma vision sur le fleuve, pas d’éolienne dans ma vison sur la montagne… pas de si pas de ça mais nous sommes les premiers à chiâler que rien n’avance!!! Dernièrement, j’ai entendu des commentaires sur Gentilly 2. Personne ne désire que le gouvernement investisse des sommes pour réparer la centrale alors que si on la laisse en décrépitude, les catastrophes peuvent survenir. Il ne faut pas oublier que si les péquistes avaient pris le pouvoir au lieu de M. Bourassa ce n’est pas la Baie-James que l’on aurait mais bien une chaîne de centrales nucléaires tout le long du fleuve St-Laurent… Réparer G-2 est une geste responsable tant pour l’environnement que pour la sécurité des citoyens. Créer des parcs éoliens, avant de chiâler, penser à l’avenir de notre planête.
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