2008 CANADA ELECTION

14 October 2008

SEAT PROJECTIONS & RIDING DISCUSSION -- SELECT PROVINCE/TERRITORY OR RIDING

Gaspésie / Appalaches Articles

La chroniqueuse politique Chantal Hébert affirmait hier sur son blogue que « Pour la première fois, l’hypothèse d’une victoire de Stéphane Dion la semaine prochaine n’est plus une idée complètement abstraite. (…) Le dénouement du scrutin est désormais largement entre les mains de l’électorat ontarien, peut-être le groupe d’électeurs le plus volatile et le moins prévisible au Canada. Tous les sondages indiquent que l’état de l’opinion dans cette province est encore très fluide. »

C’est un fait que certains sondages effectués en Ontario ces derniers jours indiquent que les libéraux ont repris le dessus (32% selon Harris/Decima et 39% selon Nanos) sur les conservateurs (28% selon les deux firmes). Résultat : les conservateurs n’auraient désormais plus au pays qu’une avance de quatre ou cinq pour cent sur les libéraux. Qu’il s’agisse d’un vote prolibéral ou anticonservateur, un fait demeure : Stéphane Dion, celui-là même dont on annonçait la fin de la carrière politique il y a deux semaines à peine, a désormais des chances – si minimes soient-elles – de devenir le premier ministre du Canada.

Be careful what you ask for, you might just get it

Mais qui dit premier ministre du Canada, dit aussi premier ministre de tous les citoyens, les Québécois y compris. Or, pour ces derniers, le père de la loi sur la clarté référendaire (C-20) – celle-là même qui a été rejetée du revers de la main par les trois principaux partis au Québec – représente une menace réelle pour la paix constitutionnelle. Mise de côté depuis la dernière élection au Québec, la souveraineté n’a en effet besoin que d’une simple étincelle pour enflammer à nouveau l’électorat québécois. On peut compter sur le PQ et le Bloc québécois à ce sujet pour faire leurs choux gras des positions constitutionnelles de Stéphane Dion s’il devait un jour être élu premier ministre.

Des positions qui pourraient aussi entrer en conflit avec les demandes à saveur nationalistes récemment formulées par Jean Charest. Si Gilles Duceppe appuie ces dernières avec vigueur, pour Stéphane Dion, elles donnent lieu à une fin de non-recevoir.

Stephen Harper reconnaît de son côté qu’il ne peut satisfaire toutes les demandes du Québec, mais il continue à marteler que sa vision du fédéralisme asymétrique demeure la meilleure approche pour le Québec.

Jack Layton a quant à lui affirmé durant le débat des chefs qu’il était ouvert à discuter de ces questions, notamment de la souveraineté culturelle du Québec, avec le gouvernement Charest et à cet égard, il demeure de loin le chef le plus ouvert des trois partis fédéralistes.

De Layton, Harper et Dion, ce dernier est au final le seul des trois qui risque de jeter de l’huile sur le feu souverainiste. Le seul qui a le pouvoir de garantir la présence du Bloc à Ottawa pour les années à venir. Et possiblement le seul qui soit en mesure de ramener l’échéance référendaire au calendrier des Québécois. Une évidence que le ROC semble avoir perdu de vue à force de prôner, « Anything but conservative ».

Comme quoi le mieux est souvent l’ennemi du bien.

Sprint final dans Haute-Gaspésie-Matane-Mitis-Matapédia

La lutte dans le comté est toujours bien engagée et plus serrée que dans d’autres régions du Québec. Par contre, Greg a retiré le “?” pour le remplacé par un logo du Bloc dans ses dernières prédictions. Le Bloc était favori au départ un peu partout dans l’est du Québec sauf que la vague conservatrice menaçait sérieusement. Les ratés de la campagne conservatrice en fin de course redonne le peu qu’il manquait au bloquistes pour vraiment l’emporter un peu partout dans l’est, de Kamouraska jusqu’à Gaspé et incluant la Côte-Nord. La remontée des libéraux dans la dernière semaine est cependant à surveiller de près, car comme mentionné plus tôt, je suis certain que les libéraux auront un meilleur score ici que dans l’ensemble du Québec à cause de la candidate locale.

Messages des candidats juste avant que les électeurs arrêtent leur vote:

NANCY CHAREST, PARTI LIBÉRAL
– A promis un projet fédéral porteur dans chacune des 4 MRC (ex: rénovation des installations portuaires à St-Anne-des-Monts, prêt sans intérêt pour un projet éolien communautaire dans la Mitis)
- Sondage interne du parti donne les libéraux gagnants le 7 oct.(!)
- Support du célèbre général Roméo Dallaire
- Long bilan personnel d’implication politique et de réalisations dans la région, implication récente dans l’industrie éolienne
- Elle vante les mérites du plan économique et environnemental du PLC pour les familles de la région

JÉRÔME LANDRY, PARTI CONSERVATEUR
- Souhaite mettre en place un programme de valorisation des produits forestiers et de développement des énergies alternatives
- Vante le futur programme de développement économique du PCC qui avantagerait les régions défavorisées
- Insiste sur le fait que les électeurs seront gagnants d’avoir enfin un député efficace, travaillant au sein du parti qui est au pouvoir
- Long bilan personnel d’implication environnementale et économique dans la région

JEAN-YVES ROY, BLOC QUÉBÉCOIS
- Il va tenter d’obtenir du gouvernement un programme de soutient de revenu pour les personnes agées qui perdent leur emploi
- Insiste sur le fait qu’il faut bloquer l’arrivée d’un gouvernement conservateur majoritaire; freiner l’idéologie du parti qui ne nous ressemble pas et protéger nos acquis sociaux qui seraient en péril sous les conservateurs selon M. Roy

LOUIS DRAINVILLE, PARTI VERT
- Prône l’achat local et une agriculture équilibrée, humaine, auto-suffisante pour la Gaspésie
- Mentionne qu’une gaspésie aux politiques vertes attirerait les jeunes et les investisseurs
- Biologiste et agronome originaire de Lanaudière, implication personnelle en énergies renouvelables (éolien surtout) et agronomie dans notre région

JULIE DEMERS, NPD
- Malheureusement invisible dans la campagne. La candidate du NPD semble être originaire de la Saskatchewan et habite présentement à Montréal.

LILIANE POTVIN
- Malheureusement invisible dans la campagne.

VISIBILITÉ GÉNÉRALE
Personnellement, j’habite Baie-des-Sables et je témoigne en tant que tel:

Débat = Annulé à cause de l’absence de J-Y Roy (Bloc). Extrêmement décevant, on dirait que M.Roy confirme l’idée circulant qu’il n’est pas très très présent sur le territoire…
Pancartes = Bloc et Conservateur
Téléphone pour sortir le vote = Bloc
Pamphlets explicatifs = Bloc, Vert, Libéral
Invitation à rencontrer le candidat pour discussion = Libéral
Visites à domicile = Aucune
Sites web = Tous sauf la candidate indépendante (sites étoffés = Libéral et Conservateur)

L’épée de Damoclès et le talon d’Achille

Il semble que quelqu’un se soit enfin réveillé hier parmi les stratèges de l’équipe conservatrice. En effet, en fin de journée hier, Owen Lippert, un ancien collaborateur de Stephen Harper, s’est désigné comme bouc émissaire dans l’affaire du « discours plagié ». Rappelons que le discours que M. Harper avait adressé au Parlement en mars 2003, dans le but de convaincre les députés d’envoyer des troupes canadiennes combattre en Irak, était calqué en grande partie sur celui qu’avait prononcé le premier ministre australien, John Howard, deux jours plus tôt. Ce n’est qu’après avoir tenté de minimiser l’impact de la nouvelle dans un premier temps que les conservateurs ont finalement fait parvenir un communiqué à la presse annonçant la démission de M. Lippert.

« On m’a demandé de rédiger un discours pour le chef de l’opposition de l’époque », a admis M. Lippert qui avoue du même souffle avoir fait un excès de zèle en copiant des extraits de discours du premier ministre australien.

Or, si ce matin, l’affaire semble avoir été balayée sous le tapis avec la plus grande efficacité, on ne peut s’empêcher de se demander où étaient les mêmes stratèges conservateurs lors de la dérape sur les coupures de 45 millions $ dans le domaine de la culture ou de celle sur l’alourdissement des peines contre les adolescents.

Julie Couillard, l’autobiographie

Chose certaine, c’est à espérer pour M. Harper que le responsable de la gestion du « discours plagié » soit le même à qui l’on va confier l’épineux problème que sera l’autobiographie de Julie Couillard. Ce livre, qui paraîtra le 6 octobre prochain, n’est rien de moins qu’une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des conservateurs, si l’on en croit les extraits qui circulent déjà sur le Net.

Dans son livre, l’ex-compagne de Maxime Bernier décrit notamment celui-ci comme un grand benêt narcissique et coureur de jupons qui, en privé, affiche un certain mépris pour Stephen Harper ainsi que ses électeurs beaucerons. Julie Couillard affirme également que le ministre fédéral, soutenait que l’indépendance du Québec était une chose inévitable et que, par conséquent, il s’y préparait. « La souveraineté, ça ne me fait pas peur du tout, c’est vers ça qu’on s’en va c’est évident. Et moi je n’ai pas de problèmes avec ça. Je suis prêt. J’attends ça», aurait-il déclaré en avril dernier devant des clients estomaqués d’un café de Montréal.

Quelle que soit l’esquive sur laquelle travaillent les stratèges conservateurs, la situation aurait pu être davantage maîtrisée si Stephen Harper avait mis Maxime Bernier à la porte le printemps dernier. Difficile de comprendre en quoi Bernier est indispensable dans une circonscription (Beauce) qui a voté conservateur à 67% en 2006 et qui recueille encore en ce moment de 56 à 58% des voix selon les dernières projections de DemocraticSpace. S’il semble à peu près certain que l’homme va garder sa circonscription, il pourrait en même temps devenir le talon d’Achille de sa formation.

On aura peut-être des réponses lors de la sortie du livre de Julie Couillard… ou lors du passage tant attendu de celle-ci à l’émission « Tout le monde en parle » ce dimanche.

Le NPD comme opposition officielle?

Quelqu’un va-t-il oser le dire? Et si les troupes de Jack Layton formaient la prochaine opposition officielle? Ce rêve que caressent les néo-démocrates depuis tant d’années semble désormais à portée de la main. C’est du moins le cas si on en croit les tout derniers sondages.

Le Harris/Decima, tenu du 21 au 24 septembre, révèle en effet que les conservateurs recueillent 36% des intentions de vote, suivis des libéraux à 23%, des néo-démocrates à 17%, des verts à 12%, puis des bloquistes à 9%. C’est ainsi que depuis le début de la campagne, l’écart entre le NPD et les libéraux a fondu de moitié, passant de 12 à seulement 6 points.

Même son de cloche chez Ekos qui dévoile quant à lui un écart encore plus mince, soit 5 points; le Parti libéral étant à 24% et le NPD à 19% (sondage effectué du 21 au 23 septembre).

Finalement, le Nanos quotidien était hier le premier à donner le NPD troisième au Québec : derrière le PC et le Bloc, mais devant les libéraux.

Sans proportionnelles, c’est à partir de 20% des voix que le nombre de sièges commence réellement à refléter le nombre de votes. Or, s’il est peut-être illusoire pour Jack Layton de penser atteindre la barre des 25%, il ne semble cependant pas y avoir de plancher pour les libéraux. C’est d’ailleurs pourquoi le NPD continue de tirer sur le parti de Stéphane Dion à boulets rouges. Leur plus récent effort à cet effet est la mise en ligne de pas moins de 87 vidéos sur YouTube dépeignant les libéraux comme un parti absent. On y voit en effet les chaises vides des députés libéraux lors de 43 votes de confiance. Des absences qui ne sont pas sans contredire l’argument voulant qu’ils soient les seuls à s’opposer de façon efficace au Parti conservateur.

Comme si ce n’était pas assez, l’ancien président du Parti libéral, qui était en fonction de 1998 à 2003, Stephen LeDrew, a publiquement souhaité que sa formation politique subisse une cuisante défaite aux élections du 14 octobre. « C’est la seule façon de s’assurer que le parti sera reconstruit sur des assises solides », estime-t-il. Dans une lettre ouverte publiée dans le National Post, M. LeDrew déclare en effet que les libéraux de Stéphane Dion ne vont nulle part. Il met entre autres le blâme sur l’impopularité du chef, l’ensemble du programme électoral, mais plus spécifiquement sur la formule de la taxe sur le carbone qu’il décrit comme « incompréhensible ou carrément stupide ». LeDrew conclut en affirmant « À moins d’un miracle, les libéraux vont subir toute une raclée durant cette élection. Et c’est exactement ce dont ils ont besoin s’ils veulent que le parti demeure une force nationale viable ».

Il va sans dire que pour le NPD, cet appui inespéré ne pouvait pas mieux tomber. Continuant à faire flèche de tout bois, le chef néo-démocrate semble bien décidé à convaincre les Québécois d’entrer à leur tour dans la danse. Jack Layton est d’ailleurs le seul chef de parti à ne pas fermer la porte à la création d’un CRTC québécois; une revendication du gouvernement Charest.

Si la tendance se maintient, Thomas Mulcair ne sera peut-être pas le seul néo-démocrate à se faire élire au Québec.

From an article in Wednesday’s Le Soleil:

Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques : la famille souverainiste divisée: L’ex-députée bloquiste Louise Thibault, élue en 2004 et réélue en 2006, souhaite un nouveau mandat comme «souverainiste indépendante», alors que le Bloc québécois y présente Claude Guimond, l’ex-président de l’Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent, choisi au terme d’une assemblée d’investiture contestée.

Not only will the sitting BQ MP be running as an independent, the Bloc’s riding association was deeply divided in its choice of candidate:

En octobre 2007, quelque 400 militants du Bloc ont choisi Claude Guimond, qui n’aurait devancé son adversaire Christian Gionest que d’une trentaine de voix. M. Guimond jouit de l’appui de l’ex-députée Suzanne Tremblay. Une clientèle fragmentée sur le thème de la souveraineté mais aussi à gauche puisque le néo-démocrate Guy Caron, qui avait récolté un très respectable 10 % des votes au scrutin de 2006, est de nouveau sur les rangs.

This may be closer than what previous patterns would suggest.

Can the Conservatives do even better in the Quebec City region?

For people living outside the Quebec City area, the Conservative breakthrough here might have been the biggest surprise of the 2006 election. But it shouldn’t have been. This region has never been a sovereignist stronghold, nor is it one of leftist activism.

This time around, the trend is for an even weaker Liberal showing – if that’s even mathematically possible – and the Bloc Québécois (like the PQ) is still trying to figure out a way to re-connect with this region. So even though the Conservatives won a couple of these ridings by very slim margins in 2006, it’s hard to see how they could lose them in 2008:

Beauport-Limoilou: In 2006, Conservative Sylvie Bouchard managed to defeat a well-known sitting BQ MP. There’s little reason to believe that she can’t hold it.

Charlesbourg-Haute-Saint-Charles: Pretty much the same story as above. Daniel Petit should hold for the Conservatives

Louis-Hébert: A squeaker last time around, but if Luc Harvey could beat the highly-respected Roger Clavet in 2006, he should be able to defend the seat against a BQ newcomer.

Louis-St-Laurent: My home riding. Josée Verner won this with 58% of the vote last time; if there is a safe Conservative seat in Quebec, this is it.

Portneuf-Jacques-Cartier: Noted radio host André Arthur won in 2006, and since then he has voted with the Conservatives whenever they have needed his vote. The Conservatives have decided not to run a candidate against Arthur this time, for two reasons. Firstly, there’s the risk that the BQ would benefit from vote-splitting between Artur and the Conservatives. Secondly, the current situation suits everyone concerned: the Conservatives have a vote when they need it, and they don’t have to worry about getting Arthur – whose picture accompanies dictionary definitions of “loose cannon” – to maintain caucus discipline. Arthur should win again handily.

Québec: This is the question mark. The BQ’s Christiane Gagnon won with 42% of the vote of this downtown riding in 2006. Since then, a couple of things have happened. Firstly, there’s the consolidation of the Conservative position in the region. Secondly, there was the ADQ sweep in the 2007 provincial election. Agnès Maltais was able to hold onto the provincial riding of Taschereau for the PQ in 2007, and to the extent that Taschereau and the federal riding of Québec overlap, that suggests that Gagnon has a decent chance of holding out as well. But Québec also overlaps with the provincial ridings of Jean-Lesage and Vanier, both of which went ADQ. Moreover, the Liberals – who won 30% of the vote in 2006 – have botched their nomination process; some federalist voters who were in the habit of voting Liberal may decide to vote Conservative this time. Finally, there’s also the possibility that some progressive BQ voters might drift off to the NDP or the Greens. Christiane Gagnon may hold this seat, but it will be a very close-run thing.

Across the river, Maxime Bernier will easily hold Beauce, despite his demotion from cabinet. The ridings of Lévis-Bellechasse and Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière are in the hardest-of-hard-core ADQ territory; it’s difficult to imagine anyone taking these ridings away from sitting Conservative MPs.

Un vote stratégique au Québec

Contrairement au reste du pays, un choix stratégique n’est pas évident. Dans la région de Montréal, à part de Thomas Mulcair du NPD à Outremont, la bataille est entre le Bloc et les Libéraux. Si je crois que le Bloc n’est plus pertinent, mais je déteste les Libéraux même que je suis féderalist, je vote pour qui? Dans les régions, c’est le Bloc contre les Conservateurs. Mais si je crois que le Bloc est passé et j’ai craint d’une majorité Conservateur, je vote pour qui?

Mon avis: à court terme, il faut voter avec conviction ”pour” quelqu’un, il faut contribuer le temp et de l’argent pour leur aider à gagner des votes; à long terme, il faut demander et actionner un changement du système électoral pour un dans lequelle on ajoute un certain nombre de parlémentaires en proportion du vote national obtenu par leur parti à celles qui gagnent dans les circonscription.

How the race is shaping up in Eastern Québec

A close race is anticipated between the Bloc Québécois and the Conservatives in my riding of Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, a large riding stretching across the Gaspésie and the Bas-St-Laurent regions.

Jean-Yves Roy (BQ) has to be the favourite at the start line since he is seeking a 4th consecutive mandate. Targeting the problems of the elderly (inflation, services) and the seasonal workers (employment insurane), he may be hitting the right nails in an area that is rapidly aging and where workers are worried about jobs in the forest industry.

Jérôme Landry (CP) has yet to announce his priorities for the riding, but is underlining the fact that we need a voice that holds real power. An argument that is generally well received in many gouvernent-dependant regions like ours. At 29% in 2006, compared with 46% for the Bloc, the Conservatives only need a small boost to grab this seat. The strong lead they have country-wise could convine just enough voters to give them a chance here.

 The Liberals looked pretty much dead a few weeks ago: without a candidate while trying to resuscitate from a brutal 13% result in 2006. Things have changed now with the nomination of Nancy Charest (LPC), a popular provincial liberal deputee who got defeated by only a handfull of votes in the last provincial election. She still has a very good reputation for what she accomplished in the area with the provincial government and people could definitely want to bring her back at the federal level. The low 2006 score and the low national scores in the early surveys of this campaign however will likely discourage potential liberal supporters. Nancy Charest is a great candidate that is focusing on economy but the hill ahead of her is just too steep to be climbed in 30 days… 

Other parties unfortunately don’t stand a chance in this riding. No other party will even be close to the 10% mark according to me. I’ll comment later the situation in other Gaspésie and Bas-St-Laurent ridings. Feel free to discuss any of these areas with me in French or English.


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