2008 CANADA ELECTION

14 October 2008

SEAT PROJECTIONS & RIDING DISCUSSION -- SELECT PROVINCE/TERRITORY OR RIDING

Québec Articles

Meili Faille garde l’estime des citoyens dans Vaudreuil-Soulanges

C’est sans surprise que Meili Faille du Bloc Québécois conserve son poste de député à Ottawa. Félicitation à cette femme de terrain qui saura travailler fort pour la région, malgré le rôle du bloc dans l’opposition. Je reviendrai avec une impression plus exhaustive dans les prochains jours.

Avec un taux de participation régional de 67.44%, mes prédiction n’était finalement pas farfelues. En effet, en constatant à quel point Brigitte Legault à chauffé les fesses de Michael Fortier, qui n’a pas su convaincre les résidents de Vaudreuil-Soulanges avec son attitude plutôt arrogante, les résultats d’hier montrent à quel point le paysage politique de la région, jadis très fédéraliste. à changé en 5 ans. Je crois que Michael Fortier a sous-estimé la popularité de Meili Faille dans la région. Cependant, de par son statut de star, son score est beaucoup plus intéressant que lors des élections de 2006, où les Conservateurs avaient reçu une maigre troisième place. Félicitation aussi à Maxime Héroux-Legault pour son 10% de la faveur populaire. Sans enlever le fait que Maxime à trimé dur, ce résultat est probablement lié à des votes pour le parti NPD et sa philosophie qu’au candidat lui-même. Par ailleurs, Jean-Yves Massenet récolte un mince 4%. Je ne crois pas que c’est la faute du candidat. En effet, Jean-Yves est une personne qui gagne à être connu dans la région. Par contre, une meilleure visibilité sera la bienvenue la prochaine fois. Candidat aux prochaines élections provinciales, monsieur Massenet?

Je terminerai en disant que le résultat aurait été tout autre si ce n’était de la bonne performance de Brigitte Legault. Elle a su tirer son épingle du jeu avec brio. Sa prestance et son aisance devant un auditoire (voir les débats locaux) lui a bien servi. Il est clair que le fédéralisme selon le parti Libéral rejoint encore bon nombre de citoyens de Vaudreuil-Soulanges. Probablement que les anglophones de la région ne sont pas séduit tant que ça par les politiques plutôt à droite des Conservateurs.

En conclusion, il est clair que tant que les gens et organismes de Vaudreuil-Soulanges sentiront qu’ils sont bien servi à Ottawa, Meili Faille restera.

Voting in Hull-Aylmer

I ventured over to the Centre Eugène-Sauvageau in Gatineau today to vote. I was there early, having arrived at about 9h45. The community centre is familiar to me as I worked there during the last provincial election for the advanced voting days. The place wasn’t exactly packed this morning but there was a steady stream of people coming and going. Due to the early hour, the voters were mostly elderly though there were a few young people there. I did my part to help get Raphaël Déry of the Bloc Québécois elected.

As always seems to be the case when I vote, my polling station was the busiest and the only one with a line-up. I didn’t mind waiting, but the person behind me was quite annoyed. She had an appointment at 10h00. Egads!

This made me think of what my girlfriend had told me about earlier. She had voted in the advanced voting in her riding of Ottawa-Orleans. While she was voting, she became moved at how simple, free, and easy it is to vote in Canada. She has a friend in Mexico who had a difficult time voting in the last election, having to wait hours to cast her ballot. I’m sure many of you recall the turmoil of the last Mexican election, with each party claiming victory and the eventual losers holding raucous rallies in the capital. And then there are third world countries where people don’t get to vote, are violently prevented from voting, or where elections are rigged and meaningless.

We are incredibly lucky to live in a country with free and fair elections. It is not only our privilege to vote but our duty. It only takes a few minutes and, even if you have an appointment at 10h00, be happy that your only voting obstacle is a busy schedule. It could be much worse.

Cross-posted to Sovereignty en Anglais.

Jack Layton à « Tout le monde en parle »

Quoi de mieux pour Jack Layton qu’un passage à l’émission « Tout le monde en parle » pour bien conclure sa campagne au Québec. Troisième et dernier chef à se présenter à l’émission après Gilles Duceppe et Stéphane Dion (Stephen Harper a quant à lui décliné l’invitation à cinq reprises) M. Layton en a profité pour souligner quelques-unes des propositions de son parti. Le retrait des troupes canadiennes de l’Afghanistan, l’abolition des baisses d’impôt aux entreprises et son projet de bourse du carbone – servant à taxer les grands pollueurs plutôt que les familles comme le proposent les libéraux, selon lui – furent les principales propositions qu’il a développées.

Présente sur le plateau, la journaliste politique Emmanuelle Latraverse en a profité pour lui demander s’il était ouvert à former un gouvernement de coalition avec Stéphane Dion. Le chef du NPD a déclaré qu’il préférait attendre les résultats de l’élection. En réponse à la journaliste qui lui a alors fait remarquer qu’il lui faudrait multiplier les sièges pour remplacer le premier ministre actuel, M. Layton a alors ajouté « Tout le monde dit aux gens qu’on ne peut pas faire les choses. J’ai écouté ça pendant toute ma vie. C’est une attitude défaitiste et moi je n’accepte pas cette approche de la vie. » Il s’agit effectivement d’une mauvaise attitude dont les Canadiens devront se défaire s’ils veulent mettre fin bipartisme et ne plus être condamnés à choisir le moindre de deux maux.

Questionnée à son tour par Guy A. Lepage sur la course, Emmanuelle Latraverse a affirmé qu’elle croyait que les conservateurs ont perdu tout espoir de faire des gains au Québec et qu’ils pourraient également perdre plusieurs circonscriptions dans la province.

Un peu plus tôt dans la journée, le chef du Nouveau Parti démocratique a maintenu que son caucus québécois pourrait compter des membres de plus suite aux élections du 14 octobre. À Montréal entre autres, les candidats Daniel Breton, dans Jeanne-Le Ber, et Anne Lagacé-Dowson, dans Westmount-Ville-Marie, ont selon lui « de bonnes chances de remporter leur circonscription. »  Accompagnant son chef au Marché Atwater, cette dernière a soutenu pour sa part qu’elle sentait que l’électorat penchait désormais en faveur des néo-démocrates. « Les gens savent que nous sommes le seul parti à tenir un véritable discours progressiste. »

Dans un rassemblement au Club Soda plus tard en soirée, le chef du NPD a dit qu’il privilégiait un fédéralisme flexible et asymétrique qui respecterait les champs de compétence du gouvernement québécois. Il s’en est pris par la suite aux chefs des autres partis de l’opposition en les accusant de s’opposer à M. Harper au Québec tout en le soutenant au Parlement. « Gilles Duceppe a voté pour deux budgets de Stephen Harper qui ont laissé les familles de côté en donnant des milliards aux banques et aux pétrolières On ne peut pas se présenter contre Stephen Harper au Québec et le soutenir à Ottawa. », a-t-il lancé à l’endroit du chef bloquiste. M. Layton a rappelé du même souffle que le Stéphane Dion avait lui aussi appuyé Stephen Harper pas moins de 43 fois (sic) au Parlement. « Si vous ne pouvez pas faire votre travail comme chef de l’opposition, vous ne pouvez certainement pas faire le travail d’un premier ministre. », a-t-il conclu.

Fishy: Scrutineers given possession of ballot boxes?

This is scary news. We are used to seeing such things reported from the U.S. and other countries, but not from within Canada….

Des airs d’imbécile…

Pauvre Gilles Duceppe…

Le chef bloquiste semble être victime du mauvais sort lorsqu’il visite des marchés publics.

Fin septembre, le candidat libéral de Papineau, Justin Trudeau est tombé par hasard sur la tournée dominicale de Duceppe au marché Jean-Talon, accompagnée de sa candidate Vivianne Barbot. Scène complètement surréaliste s’il en est une.

Puis ce matin, c’est au tour de Luc Harvey, député sortant de Louis-Hébert, de faire un détour par le marché public de Sainte-Foy, où le chef du Bloc se trouvait, pour aller réclamer le bilan de la présence bloquiste à Ottawa. Duceppe, qui peutavoir la mèche courte parfois, ne s’est pas caché pour lâcher un ” c’est un imbécile ” à sa garde rapprochée, mais suffisamment fort pour que plusieurs médias soulèvent l’anecdote.

Appelons les choses par leur nom : Luc Harvey n’est pas un imbécile. Luc Harvey est nerveux, excessivement nerveux depuis que les sondages démontrent qu’il est maintenant derrière le candidat bloquiste Pascal-Pierre Paillé. Et il a agi comme un imbécile en allant crier au Marché.

M. Harvey ne bénéficie pas d’un surplus de confiance de la part de ses commettants. Prenez par exemple ses démêlés avec le fisc (commentaire de François Bourque ici) ou encore son attitude condescendante dans un débat contre son adversaire du Bloc québécois plus tôt cette semaine. Son numéro d’aujourd’hui ne devrait pas l’aider.

Michel Hébert chronique là-dessus en mentionnant notamment que M. Harvey dit être passé là par hasard. Ben oui…

Les mauvaises antennes de Stephen Harper

Faisant campagne au Québec en fin de semaine, Stephen Harper a déclaré aux journalistes qu’il n’avait rien de nouveau à dire aux Québécois, mais qu’il allait plutôt insister sur l’importance du choix que ces derniers auront à faire mardi prochain. En moins de 100 mots, M. Harper résume de façon très concrète la situation au Québec, mais du même souffle, nous permet également de déceler ce qui cloche avec sa propre vision. Décortiquons :

« Il y a trois choix au Québec, mais cela revient comme ailleurs à deux choix véritables. Le Bloc va continuer à être un critique efficace, mais à la fin il ne pourra rien changer. »

Harper aura beau marteler ce clou aussi souvent qu’il le veut, les Québécois se souviennent que l’élection de 74 députés libéraux fédéraux au Québec en 1980 n’a pas empêché le rapatriement de la Constitution. Ils se souviennent également qu’aux dernières élections, ils ont dû être représentés par Michael Fortier, alors que ce celui-ci n’avait même pas été élu. Deux faits parmi tant d’autres qui justifient l’appui inconditionnel de nombreux Québécois au Bloc.

« Or, les Québécois, qui sont des gens pragmatiques, devront choisir entre mon parti qui leur offre un fédéralisme conforme à leurs aspirations et le fédéralisme centralisateur de Stéphane Dion. »

Voilà où le bât blesse. Le fédéralisme offert par les conservateurs n’est justement pas conforme aux aspirations des Québécois. Certes, il s’en approche – et il ne faut surtout pas minimiser ce pas dans la bonne direction –, mais cette prétention révèle à quel point Stephen Harper, malgré toute sa compétence et sa sincère volonté à comprendre le Québec, est victime d’avoir avoir de mauvaises antennes chez nous.

« Les Québécois ne veulent pas de la conception du fédéralisme de Stéphane Dion. »

C’est un fait que la vision extrêmement centralisatrice de Stéphane Dion va à l’encontre de la volonté de la grande majorité des Québécois. Hormis le 5% des fédéralistes dont le cœur bat à la vue du portrait de la reine sur le billet de 20$ et le 20% des souverainistes qui n’auraient pas été satisfaits par Meech, le Québec compte environ 75% de nationalistes qui souhaitent simplement que le Québec puisse avancer sans les entraves fédérales habituelles; soit via une souveraineté en partenariat avec le Canada ou soit un fédéralisme le plus asymétrique possible.

Le jour où un parti politique fédéral comprendra cela, il remportera facilement une majorité de sièges au Québec; ce qui ne s’est pas produit depuis la fondation du Bloc québécois.

Reste que Stephen Harper a raison sur le point le plus important : les Québécois sont des gens pragmatiques et ne demandent qu’à faire un choix. Encore faut-il qu’on leur fasse une offre à la hauteur de leurs aspirations.

Conservateurs : est-ce que Stephen Harper devra répondre de ses actes?

On a beaucoup parlé de la campagne libérale, de ses ratés et de son chef mais si la lecture des sondages est exacte, le grand perdant de cette élection devrait être le chef conservateur Stephen Harper.

Comprenons-nous bien : la performance de l’actuel premier ministre, quoique très ordinaire depuis le débat des chefs, n’est pas catastrophique. Dans la moyenne pour être exact. Mais ce n’est pas là-dessus qu’il sera jugé.

Les conservateurs, comme la majorité des mouvements de droite, veulent des résultats. Les coupures aux subventions dans le domaine culturel et dans le développement économique des régions sont des exemples bien réels de cette idéologie politique. Si le retour sur l’investissement n’est pas bon, on coupe ou on remodèle le programme. La logique peut tenir.

Stephen Harper a décidé d’utiliser un des échappatoires de sa propre loi sur les élections à date fixe pour se lancer dans une campagne électorale qui n’avait pour but que d’aller chercher les sièges manquants à une majorité conservatrice. L’opportunisme politique avec un grand O, quoique le seul reproche qu’on puisse lui faire est d’avoir voilé sciemment l’esprit de la loi qu’il a mis en place.

Le résultat net, en date d’aujourd’hui, est que le Parti conservateur a fragilisé sa place à la Chambre des Communes. Après avoir créé de toutes pièces le personnage de Stéphane Dion, il a laissé les autres partis redéfinir son image. Il les a même aidés, par exemple avec sa position face à la situation économique mondiale. On ne se donne pas de chances lorsqu’on dit aux Canadiens d’investir dans la Bourse, alors que ceux-ci ne cherchent qu’à se faire rassurer. Pas plus qu’en présentant une plate-forme électorale (qui, malgré certains bons côtés, avait plutôt l’air d’un plan B fabriqué à la va-vite)… après le vote par anticipation.

Que feront les militants conservateurs après l’élection? Attendons les résultats, mais Stephen Harper devra répondre de ses actes. Si le résultat net de l’élection est le retour à la case départ, c’est que le premier ministre aura échoué son plus gros test politique.

7 sur 7

Depuis hier DemocraticSPACE prévoit sept Bloquistes sur 7 pour le “nord du Québec”. Surprenant. Même Lebel de Roberval, le dernier qui semblait solide, prend le bord.

J’ai pas l’impression que Jean-Pierre Blackburn ne va pouvoir s’en remettre lui non-plus, même avec sa promesse de 1 000 jobs et plus dans une prison futur à Larouche, même avec un beau gymnase tout neuf et tout aussi futur pour le Cégep de Jonquière, annoncé en grande pompe, hier en mettant de côté les “partenaires” péquistes et syndicales. Chantale est encore à une majorité absolue de plus de 50%, bien au delà de la marge d’erreur.

Trop de tout au local, je crois. Et pas assez de ce qui compte au nationale! On dirait que c’est la campagne fédérale du Parti Conservateur, qui les avaient porté au pouvoir il y a deux ans et qui est en train de les renvoyer à la maison. Que d’erreurs du point de vue du Saguenay et du Québec. C’est ce que les analystes disent dans la région depuis quelques jours. Entendu à la piscine du Cégep par un non spécialiste en science politique:”ça me fait de la peine pour monsieur Blackburn que je respecte, mais son chef ne l’a vraiment pas”.

A Recorded Message from Pierre Ducasse

I returned home from a night out to find a voice mail on my phone. It starts out quite simply (translated):

“Hello. This is a recorded message.”

It turns out it is a recorded message from Pierre Ducasse, the NDP candidate for Hull-Aylmer. He says that if we want nothing to do with the Conservatives, are sick of being taken for granted by the Liberals, and are tired of the old arguments (from the Bloc), we should vote for change and the NDP.

Pierre, I’m glad you called, but you aren’t going to win with recorded messages. You know how many volunteers you need to make a recorded message and send it out to a few hundred people? None. Just Pierre Ducasse and a computer.

I’ve already been called twice for the Bloc Québécois personally by Dr. Gilles Aubé, former and current candidate for the provincial Parti Québécois in Hull (who did well in the last by-election).

That’s how you win elections.

Cross-posted to Sovereignty en Anglais.

Le bilinguisme canadien : deux poids, deux mesures, selon Duceppe

Fait étonnant, c’est un Gilles Duceppe visiblement agacé des attaques que subit Stéphane Dion à propos de la qualité de son anglais, qui s’est porté à la défense de ce dernier. Qualifiant la sortie de Stephen Haper à l’endroit du chef du Parti libéral de « coup bas », M. Duceppe est d’avis que les commentaires du genre n’ont pas leur place en campagne électorale. Selon le chef du Bloc québécois, plusieurs leaders politiques éprouvent des difficultés à s’exprimer dans les deux langues officielles.

Bonjour my friend, how are you mon ami ?

Il faut avouer que le bilinguisme des chefs des cinq principaux partis politiques varie énormément d’un à l’autre. Et si le français de Jack Layton est de loin supérieur à celui d’Elizabeth May, il est permis de s’étonner des propos de Stephen Harper dont le français est relativement du même calibre que l’anglais de Stéphane Dion.

Toujours selon Gilles Duceppe, « M. Dion fait des efforts pour parler en anglais et je pense qu’il a progressé. On demande beaucoup plus aux francophones de bien parler anglais qu’aux anglophones de bien parler français. Il y a deux poids, deux mesures. »

À ce propos, il est indéniable que le bilinguisme canadien n’existe que sur papier. En effet, selon Statistique Canada (chiffres de 2007), seulement 17% des Canadiens sont bilingues. Or, cette donnée masque le véritable écart qui existe entre le Québec et le ROC. En effet, si l’on fait exception du Nouveau-Brunswick où il atteint 33,4% – principalement en raison de la population acadienne –, le taux de bilinguisme est beaucoup moins reluisant dans le ROC, où il varie de 4 à 12%, qu’au Québec où il atteint 40,6%.

Baignant dans une Amérique en grande majorité anglophone, il est généralement admis que les Québécois d’origine francophone ont tout à gagner à maîtriser l’anglais.

Cela dit, en ce qui a trait au « bilinguisme canadien », ces derniers n’ont pas de leçons à recevoir de CTV, de Stephen Harper, ni même de l’ensemble ROC.

The Dion “Gaffe”

I just watched the unedited video of Stéphane Dion having troubling understanding a question from CTV’s Steve Murphy.

The Conservatives have responded by more or less making fun of Dion’s inability to understand the question, as if it was because he’s an idiot or doesn’t know what to say.

Having watched the video, I can’t help but strongly sympathise with Dion. Having francophone relatives with difficulties speaking English, I completely understand having to repeat a question. Dion honestly doesn’t understand the premise of the question, and rather than have it repeated during the interview he asks to start over, which is sensible. Why waste air time on Dion being unable to grasp the exact meaning of the question because English is his second language? His issue here is clearly not with the question itself, he simply doesn’t want to answer a question other than the one he is being asked. This is no political dodging, it is merely a language issue.

That the Conservatives are attacking this actually really upsets me. As English is my first language, I have had trouble understanding questions that have been posed to me in French before. And you know the unilingual members of the Conservative Party who are nevertheless trotted out as bilingual (including the Prime Minister) have just as much trouble understanding a question posed to them in French, but we Quebecers, used to having the French language butchered, let it pass, if we don’t find it endearing.

Francophones in Quebec, once they grasp this English Canadian issue, will be angered. Dion is a francophone who doesn’t speak English well, and this he shares with millions of Quebecers. The Conservatives are making fun of them when they mock him. Immigrants who speak something other than English should be insulted as well.

I think this is despicable.

Cross-posted to Sovereignty en Anglais.

La chroniqueuse politique Chantal Hébert affirmait hier sur son blogue que « Pour la première fois, l’hypothèse d’une victoire de Stéphane Dion la semaine prochaine n’est plus une idée complètement abstraite. (…) Le dénouement du scrutin est désormais largement entre les mains de l’électorat ontarien, peut-être le groupe d’électeurs le plus volatile et le moins prévisible au Canada. Tous les sondages indiquent que l’état de l’opinion dans cette province est encore très fluide. »

C’est un fait que certains sondages effectués en Ontario ces derniers jours indiquent que les libéraux ont repris le dessus (32% selon Harris/Decima et 39% selon Nanos) sur les conservateurs (28% selon les deux firmes). Résultat : les conservateurs n’auraient désormais plus au pays qu’une avance de quatre ou cinq pour cent sur les libéraux. Qu’il s’agisse d’un vote prolibéral ou anticonservateur, un fait demeure : Stéphane Dion, celui-là même dont on annonçait la fin de la carrière politique il y a deux semaines à peine, a désormais des chances – si minimes soient-elles – de devenir le premier ministre du Canada.

Be careful what you ask for, you might just get it

Mais qui dit premier ministre du Canada, dit aussi premier ministre de tous les citoyens, les Québécois y compris. Or, pour ces derniers, le père de la loi sur la clarté référendaire (C-20) – celle-là même qui a été rejetée du revers de la main par les trois principaux partis au Québec – représente une menace réelle pour la paix constitutionnelle. Mise de côté depuis la dernière élection au Québec, la souveraineté n’a en effet besoin que d’une simple étincelle pour enflammer à nouveau l’électorat québécois. On peut compter sur le PQ et le Bloc québécois à ce sujet pour faire leurs choux gras des positions constitutionnelles de Stéphane Dion s’il devait un jour être élu premier ministre.

Des positions qui pourraient aussi entrer en conflit avec les demandes à saveur nationalistes récemment formulées par Jean Charest. Si Gilles Duceppe appuie ces dernières avec vigueur, pour Stéphane Dion, elles donnent lieu à une fin de non-recevoir.

Stephen Harper reconnaît de son côté qu’il ne peut satisfaire toutes les demandes du Québec, mais il continue à marteler que sa vision du fédéralisme asymétrique demeure la meilleure approche pour le Québec.

Jack Layton a quant à lui affirmé durant le débat des chefs qu’il était ouvert à discuter de ces questions, notamment de la souveraineté culturelle du Québec, avec le gouvernement Charest et à cet égard, il demeure de loin le chef le plus ouvert des trois partis fédéralistes.

De Layton, Harper et Dion, ce dernier est au final le seul des trois qui risque de jeter de l’huile sur le feu souverainiste. Le seul qui a le pouvoir de garantir la présence du Bloc à Ottawa pour les années à venir. Et possiblement le seul qui soit en mesure de ramener l’échéance référendaire au calendrier des Québécois. Une évidence que le ROC semble avoir perdu de vue à force de prôner, « Anything but conservative ».

Comme quoi le mieux est souvent l’ennemi du bien.

“La floune du Plateau…”

dixit Louis Champagne, “grande gueule” de la radio parlante au Saguenay.

Il n’en revient tout simplement pas. Qui est en train de battre un Ministre qui a apporté des dizaines de millions dans la région, demande-t-il aux auditeurs: “une floune!” Pire, “une floune qui n’a encore rien fait et qui ne propose rien non plus!” Plus pire que pire, “une floune du Plateau!”

Porpos entendus à la radio avant-hier. Le jour même où DemocraticSPACE faisait, pour la première fois, la projection que Chantale Bouchard remplacerait Jean-Pierre Blackburn à Ottawa.

Cette sortie de haut parleur du “Fm parlé du Saguenay-Lac-Saint-Jean” va-t-elle avoir le même résultat pour cette élection que sa sortie homophobe au cours de la dernière campagne électorale provinciale?

Rappelons les faits. Sylvain Gaudreault, candidat du PQ est un homosexuel ouvert: «À Jonquière, pensez-vous que quand vous arrivez avec un autre homosexuel, vous n’allez pas vous faire poser vraiment la question: “Coudonc”, le Parti québécois, c’est-tu un club de tapettes?» avait demandé la voix de CKRS. En prétendant que les travailleurs de l’Alcan n’accepteraient jamais de voter pour un homosexuel, il laissait entendre qu’ils étaient homophobes.  Ne leur restait plus qu’à lui montrer qu’ils ne le sont pas. La ministre sortante, la Libérale Françoise Gauthier, est vraiment sortie. Le Péquiste la bat par 1 275 votes. Certains prétendent que ce fut le point tournant de la campagne. Allez savoir!

Dans la présente campagne, malgré le ton qui monte et les attaques qui fusent depuis quelques jours (ça n’arrive pas souvent que les membres de la Chambre de Commerce huent quelqu’un), on dirait que Chantale Bouchard semble être sur le point de faire la même chose.

Faut croire qu’à Jonquière on n’aime pas les ministres! Surtout quand le pouvoir n’est pas “du bon bord”, on s’entend.

Sprint final dans Haute-Gaspésie-Matane-Mitis-Matapédia

La lutte dans le comté est toujours bien engagée et plus serrée que dans d’autres régions du Québec. Par contre, Greg a retiré le “?” pour le remplacé par un logo du Bloc dans ses dernières prédictions. Le Bloc était favori au départ un peu partout dans l’est du Québec sauf que la vague conservatrice menaçait sérieusement. Les ratés de la campagne conservatrice en fin de course redonne le peu qu’il manquait au bloquistes pour vraiment l’emporter un peu partout dans l’est, de Kamouraska jusqu’à Gaspé et incluant la Côte-Nord. La remontée des libéraux dans la dernière semaine est cependant à surveiller de près, car comme mentionné plus tôt, je suis certain que les libéraux auront un meilleur score ici que dans l’ensemble du Québec à cause de la candidate locale.

Messages des candidats juste avant que les électeurs arrêtent leur vote:

NANCY CHAREST, PARTI LIBÉRAL
– A promis un projet fédéral porteur dans chacune des 4 MRC (ex: rénovation des installations portuaires à St-Anne-des-Monts, prêt sans intérêt pour un projet éolien communautaire dans la Mitis)
- Sondage interne du parti donne les libéraux gagnants le 7 oct.(!)
- Support du célèbre général Roméo Dallaire
- Long bilan personnel d’implication politique et de réalisations dans la région, implication récente dans l’industrie éolienne
- Elle vante les mérites du plan économique et environnemental du PLC pour les familles de la région

JÉRÔME LANDRY, PARTI CONSERVATEUR
- Souhaite mettre en place un programme de valorisation des produits forestiers et de développement des énergies alternatives
- Vante le futur programme de développement économique du PCC qui avantagerait les régions défavorisées
- Insiste sur le fait que les électeurs seront gagnants d’avoir enfin un député efficace, travaillant au sein du parti qui est au pouvoir
- Long bilan personnel d’implication environnementale et économique dans la région

JEAN-YVES ROY, BLOC QUÉBÉCOIS
- Il va tenter d’obtenir du gouvernement un programme de soutient de revenu pour les personnes agées qui perdent leur emploi
- Insiste sur le fait qu’il faut bloquer l’arrivée d’un gouvernement conservateur majoritaire; freiner l’idéologie du parti qui ne nous ressemble pas et protéger nos acquis sociaux qui seraient en péril sous les conservateurs selon M. Roy

LOUIS DRAINVILLE, PARTI VERT
- Prône l’achat local et une agriculture équilibrée, humaine, auto-suffisante pour la Gaspésie
- Mentionne qu’une gaspésie aux politiques vertes attirerait les jeunes et les investisseurs
- Biologiste et agronome originaire de Lanaudière, implication personnelle en énergies renouvelables (éolien surtout) et agronomie dans notre région

JULIE DEMERS, NPD
- Malheureusement invisible dans la campagne. La candidate du NPD semble être originaire de la Saskatchewan et habite présentement à Montréal.

LILIANE POTVIN
- Malheureusement invisible dans la campagne.

VISIBILITÉ GÉNÉRALE
Personnellement, j’habite Baie-des-Sables et je témoigne en tant que tel:

Débat = Annulé à cause de l’absence de J-Y Roy (Bloc). Extrêmement décevant, on dirait que M.Roy confirme l’idée circulant qu’il n’est pas très très présent sur le territoire…
Pancartes = Bloc et Conservateur
Téléphone pour sortir le vote = Bloc
Pamphlets explicatifs = Bloc, Vert, Libéral
Invitation à rencontrer le candidat pour discussion = Libéral
Visites à domicile = Aucune
Sites web = Tous sauf la candidate indépendante (sites étoffés = Libéral et Conservateur)

Strategic voting is anything but strategic

Say I support a party and want it to govern. I want it to win seats this election. My vote supports it financially, and money is the lifeblood of politics. Under the political financing law, each vote provides the party $1.75/year. So 1 million votes gives my party $7.5 Million dollars over a four year term. That goes a long way to providing my party the resources to grow support in the near term, and over time, hopefully lead to forming a government.

But what if my party’s candidate has no chance of winning in my riding? Do I vote “strategically” (really tactically) to stop my least favorite outcome? This not only deprives my party of money and gives it to my opponents, but if I make this choice in election after election, likely reinforces the perception in the general electorate that my party is a fringe party, with no chance of winning and not worthy of support. This perception becomes self perpetuating, and my party likely never gets elected. Am I prepared to continue working for and supporting such a party?

 Electoral success is the result of conviction and persistence over a number of years. Strategy by definition means a long term perspective.  There are 35% of Canadians who didn’t vote in the last election. Perhaps as my party grows its support and get its message out, these voters may find my party offers them a real choice they want to support. But they won’t have this choice if my party becomes irrelevant. Voting with conviction for my party is the best strategic vote I can make. If I don’t support my party, how can I expect others to do it.

Meili Faille de Vaudreuil-Soulanges me jase un peu

(et je me positionne clairement)

Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un appel de Meili Faille lundi après le travail.  En fait, le but premier des son appel était de répondre à mon interrogation sur les raisons qui l’avait poussée à se retirer du débat à la moitié de l’événement qui avait lieu vendredi dernier à Hudson.  Or, comme c’est fréquent dans une campagne électorale, l’horaire d’un candidat peut être modifié en tout temps.  C’est ce qui est arrivé à madame Faille.  La rencontre où elle devait faire une intervention juste avant le débat fut retardé et a duré plus longtemps que prévu;  Ce qui explique son arrivé tardive.  De plus, ses organisateurs ont préféré organiser une autre rencontre avec un regroupement, dont j’oublie la nature, avant que le débat se termine.  Madame Faille à jugée bon de poursuivre dans des rencontres qui lui seraient plus favorable.  Au final, j’approuve pleinement son geste, sachant que de toute façon, l’audience du débat à Hudson était plutôt « paquetée » du côté Fortier.  Meili Faille n’avait pas beaucoup à gagner, au contraire du débat qui aura lieu ce soir à la Cité-Des-Jeunes de Vaudreuil.  Malgré cela, elle m’a mentionné que les gens qui sont allé voir sa représentante à la fin du débat n’avaient que de bons mots pour elle.  Elle m’a même cité un ou deux regroupements de Hudson qui reconnaissent sont bon travail.  Sauf erreur, on m’a dit que Michael Fortier pourrait être absent ce soir.  Tenterait-il de limiter les dégâts en fin de campagne?  De toute façon, ils se retrouveront tous à RDI jeudi soir pour un autre débat.  Ce sera à surveiller. 

Par ailleurs, Meili et moi avons pris le temps de parler des différences entre sa campagne et celle de monsieur Fortier.  Nous avons convenu que le défi pour Fortier est plutôt d’aller chercher les votes du côté Libéral.  Ce n’est pas facile pour lui.  Je suis de celui qui croit que madame Brigitte Legault à la capacité, grâce à son charisme, son expérience et à cause de la tendance forte des anglophones et des non-souverainistes de la région, de conserver une bonne majorité des votes rouges.  Or, Meili Faille m’a confié que son noyau dur de supporteur dans la région est resté élevé et intacte, ce qui est une bonne nouvelle.  Par contre, selon elle, les résultats du sondage paru il y a plus d’une semaine lui paraissent un peu exagérés.  En effet, elle pense plutôt qu’un chiffre autour du 35%, après répartition des indécis serait plus juste; ce qui lui donne malgré tout une confortable avance sur ses adversaires.  J’ai même eu vent de la rumeur qui veut que Fortier sente tellement que sa campagne glisse vers le bas, que l’ancien premier ministre provincial et député de Vaudreuil-Soulanges, Daniel Johnson, viendrait lui prêter main forte sous peu (ceci sous toute réserve bien sûr). 

Enfin, et c’est la partie intéressante, nous avons discuté de ses méthodes de campagne et de son approche.  Elle m’a bien candidement mentionné que ce qui l’intéresse le plus, c’est le côté social et le fait de supporter des gens de la communauté de Vaudreuil-Soulange, au delà de leurs allégeances.  Elle m’a d’ailleurs rappelé sa présence à une rencontre avec les anciens combattants, au courant de son dernier mandat, pour une journée en leur honneur.  Le problème est qu’aucun autre représentant des autres partis fédéraux ne s’était présenté.  À bien y penser, le topo est assez paradoxal mais démontre l’universalité de Meili Faille.  En effet, au-delà de la basse partisannerie, il y a les humains et Meili Faille le comprends.  Il y a abondance d’exemple comme celui-là.  De plus, elle m’a confirmé que les organismes sociaux et autres groupes de la région ont commencé à voir Michael Fortier seulement lorsque la possibilité d’élection s’est fait sérieusement sentir.  Heureusement, les gens ne sont pas dupes.  Avant de voter, rappeler vous l’attitude de Fortier dans la présente campagne : arrogant, portant attention à ses intérêts supérieurs avant ceux de la région, contrôle des communications venant de son propre parti, opportunisme crasse, nonchalance face aux besoins des plus démuni et de la culture locale et j’en passe.  Je crois fermement que le vote de cette élection dépasse la basse partisannerie ou le simple fait d’avoir une représentante souverainiste dans le comté.  Ainsi, la question que je vous pose : Est-ce que nous avons besoin de quelqu’un qui sera là seulement quand le « Kodak » sera présent ou bien avons-nous besoin d’une personne qui est présente en tout temps pour ses citoyens et qui défendra bec et ongle les intérêts de sa communauté et du Québec à Ottawa?  Dans Vaudreuil-Soulanges, avons-nous besoin d’une star sortie de nulle part qui sera impliquée dans toutes sortes de projets qui vont souvent à l’encontre de nos intérêts et des besoins immédiats de la région?  Avons-nous avantage à voter pour quelqu’un qui défendra en premier lieu les intérêts de la région de Montréal?  Poser la question c’est aussi y répondre.

Malgré le fait que j’aime bien l’attitude de madame Brigitte Legault du parti Libéral et que j’ai énormément d’affinité avec Jean-Yves Massenet et les politique du parti Vert, cette élection demande aux citoyen de réfléchir aux conséquences désastreuse pour le Québec advenant qu’un Michael Fortier et les Conservateurs prennent la majorité du gouvernement. C’est pourquoi mon vote ira du côté de Meili Faille et du Bloc Québécois mardi prochain.

********************

Petite prédiction du jour

Comme je l’avais fait lors des dernières élections provinciales, je me suis prêté au jeu des prédictions. Je répète l’exercice maintenant, sachant fort bien que ce ne sont que des prédictions un peu biaisée.

Meili Faille (Bloc) = 38%
Brigitte Legault (Libéral) = 25%
Michael Fortier (Conservateur) = 24%
Jean-Yves Massenet (Vert) = 9%
Maxime Héroux-Legault (NPD) = 4%

Taux de participation = 69%. Faite le calcul du nombre de vote pour chacun.

Qu’en pensez-vous? Surprenant non? Je crois fortement qu’effectivement, Michael Fortier ira gruger les votes destinés aux Libéraux pour passer de 19% à la dernière élection, à plus de 24% pour cette fois. Il serait intellectuellement malhonnête de croire que monsieur Fortier ferait pire que lors des dernières élections fédérales. Voyons voir si je changerai ces pourcentages avant le 14 octobre.

News from Gatineau and Eastern Ontario

We’re coming down the stretch, and I thought I’d post a few little tidbits from the local campaigns.

Conservative Fréchette in Hull-Aylmer a former Liberal

It was reported in Le Droit today that Conservative candidate Paul Fréchette was formerly a member of the Liberal Party until January 2006. In fact, he contributed $300 to Marcel Proulx’s campaign in 2004.

Fréchette says that he left the party because of the sponsorship scandal, but considering he left only in January 2006 (when Liberal fortunes took a turn for the worst) that reasoning sounds a little unlikely.

More likely is Proulx’s hypothesis, which is that Fréchette switched to the Conservatives because he saw an opportunity in the wake of Lawrence Cannon’s success in Pontiac.

Mulcair in Gatineau

Thomas Mulcair, the only New Democrat MP from Quebec, was in Gatineau this morning in support of local NDP candidate Françoise Boivin. This just demonstrates how seriously the NDP considers its chances in the riding. I imagine that, after Outremont, this is where the NDP thinks it could take a second seat in Quebec.

Conservative Candidate in Glengarry-Prescott-Russell and his Religious Views

Le Droit also reported on Conservative MP Pierre Lemieux’s campaign in Glengarry-Prescott-Russell, the Eastern Ontario riding where I grew up.

Apparently, Lemieux thinks neither his fervent Catholicism nor his opposition to gay marriage and abortion will hurt his chances against Liberal Dan Boudria.

Fervent, says I? Well, Lemieux has a picture of the Pope (yes, the Pope) in his Parliamentary office. And in his former place of employment he had a statue of the Virgin Mary.

He has participated in several anti-choice rallies on Parliament Hill during his tenure as MP, and one of his daughters was master of ceremonies for some sort of National Pro-Life Walk.

Taking all of this into account, does anyone seriously believe that Pierre Lemieux can separate his faith – which is not shared (and especially practised) by all his constituents – from his political decisions?

Hopefully, this riding will re-elect the Liberals.

Cross-posted to Sovereignty en Anglais.

News from Dion’s riding-St.Laurent Cartierville

Surprise! Approached by a couple of Conservative workers outside Maxi. (they are alive!) They said the campaign was virtual (ie.no office), but that they had canvassed over 75% of the riding. Indicated they had received negative feedback from voters for having original literature only in French. Objective is to finish ahead of the Bloc. So,received my first piece of campaign literature (bilingual), still have not heard from other campaigns. Noticed that several Dion signs had been defaced, unusual in this staunchly Liberal riding, but otherwise no sign of Liberal campaign.

Chute de l’appui réservé aux partis traditionnels

Le plus récent sondage Harris/Decima (qui devrait se refléter lors de la prochaine mise à jour sur Democratic Space) indique que l’appui réservé aux partis traditionnels a fortement décliné depuis le début de la campagne. En effet :

- L’appui au Parti conservateur a chuté de six points, passant de 41% à 35%

- Celui au Parti libéral a également diminué de quatre points, passant de 26% à 22%

D’un océan à l’autre, cela représente donc une baisse globale de 10% de l’appui habituellement réservé aux partis traditionnels. De tout temps, une diminution du vote conservateur allait de pair avec une augmentation du vote libéral et inversement. Mais cette année, il semble en être tout autrement.

À l’heure actuelle, c’est le NPD et, dans une moindre mesure, le Parti vert qui récoltent les votes des électeurs insatisfaits par les partis traditionnels. Ainsi :

- L’appui au NPD a bondi de six points, passant de 14% à 20%

- Celui au Parti vert a également augmenté de quatre points, passant de 9% à 13%

Au Québec, l’appui au Bloc, qui a vacillé entre 30% et 40% durant la campagne, se situe présentement à 37%; une hausse de 2% en un mois.

Selon Bruce Anderson, président de Harris/Decima, « En ce moment, les conservateurs risquent clairement de perdre l’opportunité de remporter une majorité de sièges, surtout en raison d’une nette diminution de leur support en Ontario. » En effet, l’appui ontarien aux conservateurs est passé de 41% à 34%, tandis que celui aux libéraux a quant à lui stagné à 34%. Les deux partis en sont donc au nez à nez dans la province qui compte le nombre le plus élevé de sièges.

Or, si de l’aveu de Bruce Anderson l’élection d’un gouvernement majoritaire conservateur ne semble plus envisageable, il est cependant ardu de prédire qui formera l’opposition officielle. Avec un écart d’à peine 2% entre les libéraux et les néo-démocrates et une dizaine de jours avant l’élection, la seule certitude est que désormais, tout est possible…

Brossard-La Prairie : doit-on y déceler une tendance générale?

DemocraticSPACE a mis à jour ses données concernant ses prédictions pour les générales du 14 octobre. Les dernières semaines laissaient présager une remontée constante du Bloc Québécois, alors que les appuis au Parti conservateur se consolidaient, du moins à l’extérieur de l’île de Montréal. Les libéraux, quant à eux, ne parviennent juste pas à s’imposer, probablement au profit du Nouveau Parti Démocratique.

Dans Brossard-La Prairie, les chiffres balancés par l’ami Greg laissaient perplexes. Si ce comté, probablement le plus multiethnique à l’extérieur de Montréal, avait une tradition d’appui au fédéralisme depuis longtemps, il était à prévoir que la place acquise en 2006 par Marcel Lussier était un accident de parcours, largement dû aux répercussions catastrophiques du “scandale des commandites” sous le régime des libéraux de Jean Chrétien.

Et aujourd’hui, rien de cet ampleur ne peut aider le BQ à conserver sa place. Sauf peut-être une division du vote.

Et c’est ce qui se produit. Si les premières prévisions nous laissaient présager une chaude lutte entre le Bloc et le Parti libéral, il semble plus clair aujourd’hui que la lutte se fera… pour la seconde place. Les conservateurs, tranquillement mais sûrement, réussissent à s’approcher des libéraux.

Alexandra Mendes souffre un peu de voir son chef, malgré sa meilleure semaine de campagne depuis le déclanchement des élections, mener son parti au plus cuisant échec libéral depuis la débandade de 1984. Ce qui est un peu triste à observer par ailleurs.

Marcel Lussier n’est pas le plus flamboyant des députés bloquistes à Ottawa. Peu d’interventions à la Chambre des Communes, peu visible dans le comté, il bénéficie de la campagne nationale, qui a réussi (encore une fois) à démoniser non seulement le parti de Stephen Harper mais aussi ses collègues de l’opposition. La stratégie d’attaquer tout le monde et de ne pas cibler uniquement un adversaire (quoique c’est moins vrai depuis le débat), bien qu’assez audacieuse pour un parti qui peinait à expliquer sa raison d’être il n’y a pas un mois, a porté fruit.

Les comtés qui servent de baromètre sont-ils en train de basculer vers le Bloc?

On a déjà hâte au 14!


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