14 October 2008
12 Oct
Quoi de mieux pour Jack Layton qu’un passage à l’émission « Tout le monde en parle » pour bien conclure sa campagne au Québec. Troisième et dernier chef à se présenter à l’émission après Gilles Duceppe et Stéphane Dion (Stephen Harper a quant à lui décliné l’invitation à cinq reprises) M. Layton en a profité pour souligner quelques-unes des propositions de son parti. Le retrait des troupes canadiennes de l’Afghanistan, l’abolition des baisses d’impôt aux entreprises et son projet de bourse du carbone – servant à taxer les grands pollueurs plutôt que les familles comme le proposent les libéraux, selon lui – furent les principales propositions qu’il a développées.
Présente sur le plateau, la journaliste politique Emmanuelle Latraverse en a profité pour lui demander s’il était ouvert à former un gouvernement de coalition avec Stéphane Dion. Le chef du NPD a déclaré qu’il préférait attendre les résultats de l’élection. En réponse à la journaliste qui lui a alors fait remarquer qu’il lui faudrait multiplier les sièges pour remplacer le premier ministre actuel, M. Layton a alors ajouté « Tout le monde dit aux gens qu’on ne peut pas faire les choses. J’ai écouté ça pendant toute ma vie. C’est une attitude défaitiste et moi je n’accepte pas cette approche de la vie. » Il s’agit effectivement d’une mauvaise attitude dont les Canadiens devront se défaire s’ils veulent mettre fin bipartisme et ne plus être condamnés à choisir le moindre de deux maux.
Questionnée à son tour par Guy A. Lepage sur la course, Emmanuelle Latraverse a affirmé qu’elle croyait que les conservateurs ont perdu tout espoir de faire des gains au Québec et qu’ils pourraient également perdre plusieurs circonscriptions dans la province.
Un peu plus tôt dans la journée, le chef du Nouveau Parti démocratique a maintenu que son caucus québécois pourrait compter des membres de plus suite aux élections du 14 octobre. À Montréal entre autres, les candidats Daniel Breton, dans Jeanne-Le Ber, et Anne Lagacé-Dowson, dans Westmount-Ville-Marie, ont selon lui « de bonnes chances de remporter leur circonscription. » Accompagnant son chef au Marché Atwater, cette dernière a soutenu pour sa part qu’elle sentait que l’électorat penchait désormais en faveur des néo-démocrates. « Les gens savent que nous sommes le seul parti à tenir un véritable discours progressiste. »
Dans un rassemblement au Club Soda plus tard en soirée, le chef du NPD a dit qu’il privilégiait un fédéralisme flexible et asymétrique qui respecterait les champs de compétence du gouvernement québécois. Il s’en est pris par la suite aux chefs des autres partis de l’opposition en les accusant de s’opposer à M. Harper au Québec tout en le soutenant au Parlement. « Gilles Duceppe a voté pour deux budgets de Stephen Harper qui ont laissé les familles de côté en donnant des milliards aux banques et aux pétrolières On ne peut pas se présenter contre Stephen Harper au Québec et le soutenir à Ottawa. », a-t-il lancé à l’endroit du chef bloquiste. M. Layton a rappelé du même souffle que le Stéphane Dion avait lui aussi appuyé Stephen Harper pas moins de 43 fois (sic) au Parlement. « Si vous ne pouvez pas faire votre travail comme chef de l’opposition, vous ne pouvez certainement pas faire le travail d’un premier ministre. », a-t-il conclu.
11 Oct
On a beaucoup parlé de la campagne libérale, de ses ratés et de son chef mais si la lecture des sondages est exacte, le grand perdant de cette élection devrait être le chef conservateur Stephen Harper.
Comprenons-nous bien : la performance de l’actuel premier ministre, quoique très ordinaire depuis le débat des chefs, n’est pas catastrophique. Dans la moyenne pour être exact. Mais ce n’est pas là -dessus qu’il sera jugé.
Les conservateurs, comme la majorité des mouvements de droite, veulent des résultats. Les coupures aux subventions dans le domaine culturel et dans le développement économique des régions sont des exemples bien réels de cette idéologie politique. Si le retour sur l’investissement n’est pas bon, on coupe ou on remodèle le programme. La logique peut tenir.
Stephen Harper a décidé d’utiliser un des échappatoires de sa propre loi sur les élections à date fixe pour se lancer dans une campagne électorale qui n’avait pour but que d’aller chercher les sièges manquants à une majorité conservatrice. L’opportunisme politique avec un grand O, quoique le seul reproche qu’on puisse lui faire est d’avoir voilé sciemment l’esprit de la loi qu’il a mis en place.
Le résultat net, en date d’aujourd’hui, est que le Parti conservateur a fragilisé sa place à la Chambre des Communes. Après avoir créé de toutes pièces le personnage de Stéphane Dion, il a laissé les autres partis redéfinir son image. Il les a même aidés, par exemple avec sa position face à la situation économique mondiale. On ne se donne pas de chances lorsqu’on dit aux Canadiens d’investir dans la Bourse, alors que ceux-ci ne cherchent qu’à se faire rassurer. Pas plus qu’en présentant une plate-forme électorale (qui, malgré certains bons côtés, avait plutôt l’air d’un plan B fabriqué à la va-vite)… après le vote par anticipation.
Que feront les militants conservateurs après l’élection? Attendons les résultats, mais Stephen Harper devra répondre de ses actes. Si le résultat net de l’élection est le retour à la case départ, c’est que le premier ministre aura échoué son plus gros test politique.
26 Sep
Quelqu’un va-t-il oser le dire? Et si les troupes de Jack Layton formaient la prochaine opposition officielle? Ce rêve que caressent les néo-démocrates depuis tant d’années semble désormais à portée de la main. C’est du moins le cas si on en croit les tout derniers sondages.
Le Harris/Decima, tenu du 21 au 24 septembre, révèle en effet que les conservateurs recueillent 36% des intentions de vote, suivis des libéraux à 23%, des néo-démocrates à 17%, des verts à 12%, puis des bloquistes à 9%. C’est ainsi que depuis le début de la campagne, l’écart entre le NPD et les libéraux a fondu de moitié, passant de 12 à seulement 6 points.
Même son de cloche chez Ekos qui dévoile quant à lui un écart encore plus mince, soit 5 points; le Parti libéral étant à 24% et le NPD à 19% (sondage effectué du 21 au 23 septembre).
Finalement, le Nanos quotidien était hier le premier à donner le NPD troisième au Québec : derrière le PC et le Bloc, mais devant les libéraux.
Sans proportionnelles, c’est à partir de 20% des voix que le nombre de sièges commence réellement à refléter le nombre de votes. Or, s’il est peut-être illusoire pour Jack Layton de penser atteindre la barre des 25%, il ne semble cependant pas y avoir de plancher pour les libéraux. C’est d’ailleurs pourquoi le NPD continue de tirer sur le parti de Stéphane Dion à boulets rouges. Leur plus récent effort à cet effet est la mise en ligne de pas moins de 87 vidéos sur YouTube dépeignant les libéraux comme un parti absent. On y voit en effet les chaises vides des députés libéraux lors de 43 votes de confiance. Des absences qui ne sont pas sans contredire l’argument voulant qu’ils soient les seuls à s’opposer de façon efficace au Parti conservateur.
Comme si ce n’était pas assez, l’ancien président du Parti libéral, qui était en fonction de 1998 à 2003, Stephen LeDrew, a publiquement souhaité que sa formation politique subisse une cuisante défaite aux élections du 14 octobre. « C’est la seule façon de s’assurer que le parti sera reconstruit sur des assises solides », estime-t-il. Dans une lettre ouverte publiée dans le National Post, M. LeDrew déclare en effet que les libéraux de Stéphane Dion ne vont nulle part. Il met entre autres le blâme sur l’impopularité du chef, l’ensemble du programme électoral, mais plus spécifiquement sur la formule de la taxe sur le carbone qu’il décrit comme « incompréhensible ou carrément stupide ». LeDrew conclut en affirmant « À moins d’un miracle, les libéraux vont subir toute une raclée durant cette élection. Et c’est exactement ce dont ils ont besoin s’ils veulent que le parti demeure une force nationale viable ».
Il va sans dire que pour le NPD, cet appui inespéré ne pouvait pas mieux tomber. Continuant à faire flèche de tout bois, le chef néo-démocrate semble bien décidé à convaincre les Québécois d’entrer à leur tour dans la danse. Jack Layton est d’ailleurs le seul chef de parti à ne pas fermer la porte à la création d’un CRTC québécois; une revendication du gouvernement Charest.
Si la tendance se maintient, Thomas Mulcair ne sera peut-être pas le seul néo-démocrate à se faire élire au Québec.
25 Sep
Michael Byers, (NDP Candidate – Vancouver Center), very passionately told an audience today the tar sands should be shut down. It is not the official position of the NDP, who want a moratorium on the pace of the tar sands development, pending studies on the environment.
However, there are many voices in this country, sending distress signals using the internet, that want the tar sands development to stop, yes stop, now, because it has become “the dirtiest oil on the planet”.
If one pauses before thinking the thought “that no matter what the cost, the world needs oil and Canada needs to be richer in the world”, then maybe it is possible to think about the kind of planet this will be if we ruin it for our children and theirs.
Surely if humans survived on this planet in previous centuries and millenia without such a huge dependence on oil, we can figure out a way to do it again before it is too late…
16 Sep
Note: the information on this page is now out-of-date, since the polls have shifted since this was posted. To see current battleground ridings, please visit our Strategic Voting Guide (en français)
Here are the current 68 battleground ridings that will determine the election. These are the ridings that DemocraticSPACE is currently listing as “too close to call”, which means the margin of victory is 5% or less. While other ridings may be competitive (say margin of victory between 5-10%), these are the 68 closest ridings in our projections.
ONTARIO (23)
ALGOMA-MANITOULIN-KAPUSKASING
BEACHES-EAST YORK
BRAMPTON WEST
DON VALLEY WEST
GUELPH
HALTON
HAMILTON EAST-STONEY CREEK
HAMILTON MOUNTAIN
KENORA
LONDON-FANSHAWE
MISSISSAUGA-ERINDALE
MISSISSAUGA SOUTH
MISSISSAUGA-STREETSVILLE
NEWMARKET-AURORA
NICKEL BELT
NIPISSING-TIMISKAMING
OAK RIDGES-MARKHAM
OAKVILLE
OTTAWA SOUTH
PARKDALE-HIGH PARK
THUNDER BAY-RAINY RIVER
THUNDER BAY-SUPERIOR NORTH
WELLAND

Conservative Party
Liberal Party
New Democratic Party
Bloc Québécois
Green Party
Christian Heritage
Progressive Canadian
Marijuana Party
Marxist-Leninist Party
Canadian Action Party
Communist Party
Libertarian Party
First Peoples Party
Western Block Party
Animal Alliance Party
neorhino.ca