14 October 2008
15 Oct
C’est sans surprise que Meili Faille du Bloc Québécois conserve son poste de député à Ottawa. Félicitation à cette femme de terrain qui saura travailler fort pour la région, malgré le rôle du bloc dans l’opposition. Je reviendrai avec une impression plus exhaustive dans les prochains jours.

Avec un taux de participation régional de 67.44%, mes prédiction n’était finalement pas farfelues. En effet, en constatant à quel point Brigitte Legault à chauffé les fesses de Michael Fortier, qui n’a pas su convaincre les résidents de Vaudreuil-Soulanges avec son attitude plutôt arrogante, les résultats d’hier montrent à quel point le paysage politique de la région, jadis très fédéraliste. à changé en 5 ans. Je crois que Michael Fortier a sous-estimé la popularité de Meili Faille dans la région. Cependant, de par son statut de star, son score est beaucoup plus intéressant que lors des élections de 2006, où les Conservateurs avaient reçu une maigre troisième place. Félicitation aussi à Maxime Héroux-Legault pour son 10% de la faveur populaire. Sans enlever le fait que Maxime à trimé dur, ce résultat est probablement lié à des votes pour le parti NPD et sa philosophie qu’au candidat lui-même. Par ailleurs, Jean-Yves Massenet récolte un mince 4%. Je ne crois pas que c’est la faute du candidat. En effet, Jean-Yves est une personne qui gagne à être connu dans la région. Par contre, une meilleure visibilité sera la bienvenue la prochaine fois. Candidat aux prochaines élections provinciales, monsieur Massenet?
Je terminerai en disant que le résultat aurait été tout autre si ce n’était de la bonne performance de Brigitte Legault. Elle a su tirer son épingle du jeu avec brio. Sa prestance et son aisance devant un auditoire (voir les débats locaux) lui a bien servi. Il est clair que le fédéralisme selon le parti Libéral rejoint encore bon nombre de citoyens de Vaudreuil-Soulanges. Probablement que les anglophones de la région ne sont pas séduit tant que ça par les politiques plutôt à droite des Conservateurs.
En conclusion, il est clair que tant que les gens et organismes de Vaudreuil-Soulanges sentiront qu’ils sont bien servi à Ottawa, Meili Faille restera.
12 Oct
Stéphane Dion est un homme étonnant. Pas tant l’homme que la chance qui semble toujours au rendez-vous. Son parcours atypique, ses victoires surprenantes (gagner la chefferie libérale notamment) sur fond de naïveté bienvaillante…
Excellent papier de Roy MacGregor dans le Globe and Mail de jeudi : Stéphane Dion est (presque) toujours arrivé à ses fins. Loi sur la clarté, conférence sur les changements climatiques, chefferie libérale, il ne manquait que quelques jours à cette campagne pour raffermir cette idée de gouvernement libéral minoritaire.
S’il avait fallu qu’il soit charismatique…
12 Oct
Pauvre Gilles Duceppe…
Le chef bloquiste semble être victime du mauvais sort lorsqu’il visite des marchés publics.
Fin septembre, le candidat libéral de Papineau, Justin Trudeau est tombé par hasard sur la tournée dominicale de Duceppe au marché Jean-Talon, accompagnée de sa candidate Vivianne Barbot. Scène complètement surréaliste s’il en est une.
Puis ce matin, c’est au tour de Luc Harvey, député sortant de Louis-Hébert, de faire un détour par le marché public de Sainte-Foy, où le chef du Bloc se trouvait, pour aller réclamer le bilan de la présence bloquiste à Ottawa. Duceppe, qui peutavoir la mèche courte parfois, ne s’est pas caché pour lâcher un ” c’est un imbécile ” à sa garde rapprochée, mais suffisamment fort pour que plusieurs médias soulèvent l’anecdote.
Appelons les choses par leur nom : Luc Harvey n’est pas un imbécile. Luc Harvey est nerveux, excessivement nerveux depuis que les sondages démontrent qu’il est maintenant derrière le candidat bloquiste Pascal-Pierre Paillé. Et il a agi comme un imbécile en allant crier au Marché.
M. Harvey ne bénéficie pas d’un surplus de confiance de la part de ses commettants. Prenez par exemple ses démêlés avec le fisc (commentaire de François Bourque ici) ou encore son attitude condescendante dans un débat contre son adversaire du Bloc québécois plus tôt cette semaine. Son numéro d’aujourd’hui ne devrait pas l’aider.
Michel Hébert chronique là -dessus en mentionnant notamment que M. Harvey dit être passé là par hasard. Ben oui…
11 Oct
Faisant campagne au Québec en fin de semaine, Stephen Harper a déclaré aux journalistes qu’il n’avait rien de nouveau à dire aux Québécois, mais qu’il allait plutôt insister sur l’importance du choix que ces derniers auront à faire mardi prochain. En moins de 100 mots, M. Harper résume de façon très concrète la situation au Québec, mais du même souffle, nous permet également de déceler ce qui cloche avec sa propre vision. Décortiquons :
« Il y a trois choix au Québec, mais cela revient comme ailleurs à deux choix véritables. Le Bloc va continuer à être un critique efficace, mais à la fin il ne pourra rien changer. »
Harper aura beau marteler ce clou aussi souvent qu’il le veut, les Québécois se souviennent que l’élection de 74 députés libéraux fédéraux au Québec en 1980 n’a pas empêché le rapatriement de la Constitution. Ils se souviennent également qu’aux dernières élections, ils ont dû être représentés par Michael Fortier, alors que ce celui-ci n’avait même pas été élu. Deux faits parmi tant d’autres qui justifient l’appui inconditionnel de nombreux Québécois au Bloc.
« Or, les Québécois, qui sont des gens pragmatiques, devront choisir entre mon parti qui leur offre un fédéralisme conforme à leurs aspirations et le fédéralisme centralisateur de Stéphane Dion. »
Voilà où le bât blesse. Le fédéralisme offert par les conservateurs n’est justement pas conforme aux aspirations des Québécois. Certes, il s’en approche – et il ne faut surtout pas minimiser ce pas dans la bonne direction –, mais cette prétention révèle à quel point Stephen Harper, malgré toute sa compétence et sa sincère volonté à comprendre le Québec, est victime d’avoir avoir de mauvaises antennes chez nous.
« Les Québécois ne veulent pas de la conception du fédéralisme de Stéphane Dion. »
C’est un fait que la vision extrêmement centralisatrice de Stéphane Dion va à l’encontre de la volonté de la grande majorité des Québécois. Hormis le 5% des fédéralistes dont le cœur bat à la vue du portrait de la reine sur le billet de 20$ et le 20% des souverainistes qui n’auraient pas été satisfaits par Meech, le Québec compte environ 75% de nationalistes qui souhaitent simplement que le Québec puisse avancer sans les entraves fédérales habituelles; soit via une souveraineté en partenariat avec le Canada ou soit un fédéralisme le plus asymétrique possible.
Le jour où un parti politique fédéral comprendra cela, il remportera facilement une majorité de sièges au Québec; ce qui ne s’est pas produit depuis la fondation du Bloc québécois.
Reste que Stephen Harper a raison sur le point le plus important : les Québécois sont des gens pragmatiques et ne demandent qu’à faire un choix. Encore faut-il qu’on leur fasse une offre à la hauteur de leurs aspirations.
11 Oct
On a beaucoup parlé de la campagne libérale, de ses ratés et de son chef mais si la lecture des sondages est exacte, le grand perdant de cette élection devrait être le chef conservateur Stephen Harper.
Comprenons-nous bien : la performance de l’actuel premier ministre, quoique très ordinaire depuis le débat des chefs, n’est pas catastrophique. Dans la moyenne pour être exact. Mais ce n’est pas là -dessus qu’il sera jugé.
Les conservateurs, comme la majorité des mouvements de droite, veulent des résultats. Les coupures aux subventions dans le domaine culturel et dans le développement économique des régions sont des exemples bien réels de cette idéologie politique. Si le retour sur l’investissement n’est pas bon, on coupe ou on remodèle le programme. La logique peut tenir.
Stephen Harper a décidé d’utiliser un des échappatoires de sa propre loi sur les élections à date fixe pour se lancer dans une campagne électorale qui n’avait pour but que d’aller chercher les sièges manquants à une majorité conservatrice. L’opportunisme politique avec un grand O, quoique le seul reproche qu’on puisse lui faire est d’avoir voilé sciemment l’esprit de la loi qu’il a mis en place.
Le résultat net, en date d’aujourd’hui, est que le Parti conservateur a fragilisé sa place à la Chambre des Communes. Après avoir créé de toutes pièces le personnage de Stéphane Dion, il a laissé les autres partis redéfinir son image. Il les a même aidés, par exemple avec sa position face à la situation économique mondiale. On ne se donne pas de chances lorsqu’on dit aux Canadiens d’investir dans la Bourse, alors que ceux-ci ne cherchent qu’à se faire rassurer. Pas plus qu’en présentant une plate-forme électorale (qui, malgré certains bons côtés, avait plutôt l’air d’un plan B fabriqué à la va-vite)… après le vote par anticipation.
Que feront les militants conservateurs après l’élection? Attendons les résultats, mais Stephen Harper devra répondre de ses actes. Si le résultat net de l’élection est le retour à la case départ, c’est que le premier ministre aura échoué son plus gros test politique.
11 Oct
Depuis hier DemocraticSPACE prévoit sept Bloquistes sur 7 pour le “nord du Québec”. Surprenant. Même Lebel de Roberval, le dernier qui semblait solide, prend le bord.
J’ai pas l’impression que Jean-Pierre Blackburn ne va pouvoir s’en remettre lui non-plus, même avec sa promesse de 1 000 jobs et plus dans une prison futur à Larouche, même avec un beau gymnase tout neuf et tout aussi futur pour le Cégep de Jonquière, annoncé en grande pompe, hier en mettant de côté les “partenaires” péquistes et syndicales. Chantale est encore à une majorité absolue de plus de 50%, bien au delà de la marge d’erreur.
Trop de tout au local, je crois. Et pas assez de ce qui compte au nationale! On dirait que c’est la campagne fédérale du Parti Conservateur, qui les avaient porté au pouvoir il y a deux ans et qui est en train de les renvoyer à la maison. Que d’erreurs du point de vue du Saguenay et du Québec. C’est ce que les analystes disent dans la région depuis quelques jours. Entendu à la piscine du Cégep par un non spécialiste en science politique:”ça me fait de la peine pour monsieur Blackburn que je respecte, mais son chef ne l’a vraiment pas”.
10 Oct
Fait étonnant, c’est un Gilles Duceppe visiblement agacé des attaques que subit Stéphane Dion à propos de la qualité de son anglais, qui s’est porté à la défense de ce dernier. Qualifiant la sortie de Stephen Haper à l’endroit du chef du Parti libéral de « coup bas », M. Duceppe est d’avis que les commentaires du genre n’ont pas leur place en campagne électorale. Selon le chef du Bloc québécois, plusieurs leaders politiques éprouvent des difficultés à s’exprimer dans les deux langues officielles.
Bonjour my friend, how are you mon ami ?
Il faut avouer que le bilinguisme des chefs des cinq principaux partis politiques varie énormément d’un à l’autre. Et si le français de Jack Layton est de loin supérieur à celui d’Elizabeth May, il est permis de s’étonner des propos de Stephen Harper dont le français est relativement du même calibre que l’anglais de Stéphane Dion.
Toujours selon Gilles Duceppe, « M. Dion fait des efforts pour parler en anglais et je pense qu’il a progressé. On demande beaucoup plus aux francophones de bien parler anglais qu’aux anglophones de bien parler français. Il y a deux poids, deux mesures. »
À ce propos, il est indéniable que le bilinguisme canadien n’existe que sur papier. En effet, selon Statistique Canada (chiffres de 2007), seulement 17% des Canadiens sont bilingues. Or, cette donnée masque le véritable écart qui existe entre le Québec et le ROC. En effet, si l’on fait exception du Nouveau-Brunswick où il atteint 33,4% – principalement en raison de la population acadienne –, le taux de bilinguisme est beaucoup moins reluisant dans le ROC, où il varie de 4 à 12%, qu’au Québec où il atteint 40,6%.
Baignant dans une Amérique en grande majorité anglophone, il est généralement admis que les Québécois d’origine francophone ont tout à gagner à maîtriser l’anglais.
Cela dit, en ce qui a trait au « bilinguisme canadien », ces derniers n’ont pas de leçons à recevoir de CTV, de Stephen Harper, ni même de l’ensemble ROC.
10 Oct
La chroniqueuse politique Chantal Hébert affirmait hier sur son blogue que « Pour la première fois, l’hypothèse d’une victoire de Stéphane Dion la semaine prochaine n’est plus une idée complètement abstraite. (…) Le dénouement du scrutin est désormais largement entre les mains de l’électorat ontarien, peut-être le groupe d’électeurs le plus volatile et le moins prévisible au Canada. Tous les sondages indiquent que l’état de l’opinion dans cette province est encore très fluide. »
C’est un fait que certains sondages effectués en Ontario ces derniers jours indiquent que les libéraux ont repris le dessus (32% selon Harris/Decima et 39% selon Nanos) sur les conservateurs (28% selon les deux firmes). Résultat : les conservateurs n’auraient désormais plus au pays qu’une avance de quatre ou cinq pour cent sur les libéraux. Qu’il s’agisse d’un vote prolibéral ou anticonservateur, un fait demeure : Stéphane Dion, celui-là même dont on annonçait la fin de la carrière politique il y a deux semaines à peine, a désormais des chances – si minimes soient-elles – de devenir le premier ministre du Canada.
Be careful what you ask for, you might just get it
Mais qui dit premier ministre du Canada, dit aussi premier ministre de tous les citoyens, les Québécois y compris. Or, pour ces derniers, le père de la loi sur la clarté référendaire (C-20) – celle-là même qui a été rejetée du revers de la main par les trois principaux partis au Québec – représente une menace réelle pour la paix constitutionnelle. Mise de côté depuis la dernière élection au Québec, la souveraineté n’a en effet besoin que d’une simple étincelle pour enflammer à nouveau l’électorat québécois. On peut compter sur le PQ et le Bloc québécois à ce sujet pour faire leurs choux gras des positions constitutionnelles de Stéphane Dion s’il devait un jour être élu premier ministre.
Des positions qui pourraient aussi entrer en conflit avec les demandes à saveur nationalistes récemment formulées par Jean Charest. Si Gilles Duceppe appuie ces dernières avec vigueur, pour Stéphane Dion, elles donnent lieu à une fin de non-recevoir.
Stephen Harper reconnaît de son côté qu’il ne peut satisfaire toutes les demandes du Québec, mais il continue à marteler que sa vision du fédéralisme asymétrique demeure la meilleure approche pour le Québec.
Jack Layton a quant à lui affirmé durant le débat des chefs qu’il était ouvert à discuter de ces questions, notamment de la souveraineté culturelle du Québec, avec le gouvernement Charest et à cet égard, il demeure de loin le chef le plus ouvert des trois partis fédéralistes.
De Layton, Harper et Dion, ce dernier est au final le seul des trois qui risque de jeter de l’huile sur le feu souverainiste. Le seul qui a le pouvoir de garantir la présence du Bloc à Ottawa pour les années à venir. Et possiblement le seul qui soit en mesure de ramener l’échéance référendaire au calendrier des Québécois. Une évidence que le ROC semble avoir perdu de vue à force de prôner, « Anything but conservative ».
Comme quoi le mieux est souvent l’ennemi du bien.
9 Oct
dixit Louis Champagne, “grande gueule” de la radio parlante au Saguenay.
Il n’en revient tout simplement pas. Qui est en train de battre un Ministre qui a apporté des dizaines de millions dans la région, demande-t-il aux auditeurs: “une floune!” Pire, “une floune qui n’a encore rien fait et qui ne propose rien non plus!” Plus pire que pire, “une floune du Plateau!”
Porpos entendus à la radio avant-hier. Le jour même où DemocraticSPACE faisait, pour la première fois, la projection que Chantale Bouchard remplacerait Jean-Pierre Blackburn à Ottawa.
Cette sortie de haut parleur du “Fm parlé du Saguenay-Lac-Saint-Jean” va-t-elle avoir le même résultat pour cette élection que sa sortie homophobe au cours de la dernière campagne électorale provinciale?
Rappelons les faits. Sylvain Gaudreault, candidat du PQ est un homosexuel ouvert: «À Jonquière, pensez-vous que quand vous arrivez avec un autre homosexuel, vous n’allez pas vous faire poser vraiment la question: “Coudonc”, le Parti québécois, c’est-tu un club de tapettes?» avait demandé la voix de CKRS. En prétendant que les travailleurs de l’Alcan n’accepteraient jamais de voter pour un homosexuel, il laissait entendre qu’ils étaient homophobes. Ne leur restait plus qu’à lui montrer qu’ils ne le sont pas. La ministre sortante, la Libérale Françoise Gauthier, est vraiment sortie. Le Péquiste la bat par 1 275 votes. Certains prétendent que ce fut le point tournant de la campagne. Allez savoir!
Dans la présente campagne, malgré le ton qui monte et les attaques qui fusent depuis quelques jours (ça n’arrive pas souvent que les membres de la Chambre de Commerce huent quelqu’un), on dirait que Chantale Bouchard semble être sur le point de faire la même chose.
Faut croire qu’à Jonquière on n’aime pas les ministres! Surtout quand le pouvoir n’est pas “du bon bord”, on s’entend.
9 Oct
La lutte dans le comté est toujours bien engagée et plus serrée que dans d’autres régions du Québec. Par contre, Greg a retiré le “?” pour le remplacé par un logo du Bloc dans ses dernières prédictions. Le Bloc était favori au départ un peu partout dans l’est du Québec sauf que la vague conservatrice menaçait sérieusement. Les ratés de la campagne conservatrice en fin de course redonne le peu qu’il manquait au bloquistes pour vraiment l’emporter un peu partout dans l’est, de Kamouraska jusqu’à Gaspé et incluant la Côte-Nord. La remontée des libéraux dans la dernière semaine est cependant à surveiller de près, car comme mentionné plus tôt, je suis certain que les libéraux auront un meilleur score ici que dans l’ensemble du Québec à cause de la candidate locale.
Messages des candidats juste avant que les électeurs arrêtent leur vote:
NANCY CHAREST, PARTI LIBÉRAL
– A promis un projet fédéral porteur dans chacune des 4 MRC (ex: rénovation des installations portuaires à St-Anne-des-Monts, prêt sans intérêt pour un projet éolien communautaire dans la Mitis)
- Sondage interne du parti donne les libéraux gagnants le 7 oct.(!)
- Support du célèbre général Roméo Dallaire
- Long bilan personnel d’implication politique et de réalisations dans la région, implication récente dans l’industrie éolienne
- Elle vante les mérites du plan économique et environnemental du PLC pour les familles de la région
JÉRÔME LANDRY, PARTI CONSERVATEUR
- Souhaite mettre en place un programme de valorisation des produits forestiers et de développement des énergies alternatives
- Vante le futur programme de développement économique du PCC qui avantagerait les régions défavorisées
- Insiste sur le fait que les électeurs seront gagnants d’avoir enfin un député efficace, travaillant au sein du parti qui est au pouvoir
- Long bilan personnel d’implication environnementale et économique dans la région
JEAN-YVES ROY, BLOC QUÉBÉCOIS
- Il va tenter d’obtenir du gouvernement un programme de soutient de revenu pour les personnes agées qui perdent leur emploi
- Insiste sur le fait qu’il faut bloquer l’arrivée d’un gouvernement conservateur majoritaire; freiner l’idéologie du parti qui ne nous ressemble pas et protéger nos acquis sociaux qui seraient en péril sous les conservateurs selon M. Roy
LOUIS DRAINVILLE, PARTI VERT
- Prône l’achat local et une agriculture équilibrée, humaine, auto-suffisante pour la Gaspésie
- Mentionne qu’une gaspésie aux politiques vertes attirerait les jeunes et les investisseurs
- Biologiste et agronome originaire de Lanaudière, implication personnelle en énergies renouvelables (éolien surtout) et agronomie dans notre région
JULIE DEMERS, NPD
- Malheureusement invisible dans la campagne. La candidate du NPD semble être originaire de la Saskatchewan et habite présentement à Montréal.
LILIANE POTVIN
- Malheureusement invisible dans la campagne.
VISIBILITÉ GÉNÉRALE
Personnellement, j’habite Baie-des-Sables et je témoigne en tant que tel:
Débat = Annulé à cause de l’absence de J-Y Roy (Bloc). Extrêmement décevant, on dirait que M.Roy confirme l’idée circulant qu’il n’est pas très très présent sur le territoire…
Pancartes = Bloc et Conservateur
Téléphone pour sortir le vote = Bloc
Pamphlets explicatifs = Bloc, Vert, Libéral
Invitation à rencontrer le candidat pour discussion = Libéral
Visites à domicile = Aucune
Sites web = Tous sauf la candidate indépendante (sites étoffés = Libéral et Conservateur)
8 Oct
(et je me positionne clairement)

Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un appel de Meili Faille lundi après le travail. En fait, le but premier des son appel était de répondre à mon interrogation sur les raisons qui l’avait poussée à se retirer du débat à la moitié de l’événement qui avait lieu vendredi dernier à Hudson. Or, comme c’est fréquent dans une campagne électorale, l’horaire d’un candidat peut être modifié en tout temps. C’est ce qui est arrivé à madame Faille.  La rencontre où elle devait faire une intervention juste avant le débat fut retardé et a duré plus longtemps que prévu; Ce qui explique son arrivé tardive. De plus, ses organisateurs ont préféré organiser une autre rencontre avec un regroupement, dont j’oublie la nature, avant que le débat se termine. Madame Faille à jugée bon de poursuivre dans des rencontres qui lui seraient plus favorable. Au final, j’approuve pleinement son geste, sachant que de toute façon, l’audience du débat à Hudson était plutôt « paquetée » du côté Fortier. Meili Faille n’avait pas beaucoup à gagner, au contraire du débat qui aura lieu ce soir à la Cité-Des-Jeunes de Vaudreuil. Malgré cela, elle m’a mentionné que les gens qui sont allé voir sa représentante à la fin du débat n’avaient que de bons mots pour elle. Elle m’a même cité un ou deux regroupements de Hudson qui reconnaissent sont bon travail. Sauf erreur, on m’a dit que Michael Fortier pourrait être absent ce soir. Tenterait-il de limiter les dégâts en fin de campagne? De toute façon, ils se retrouveront tous à RDI jeudi soir pour un autre débat. Ce sera à surveiller.Â
Par ailleurs, Meili et moi avons pris le temps de parler des différences entre sa campagne et celle de monsieur Fortier. Nous avons convenu que le défi pour Fortier est plutôt d’aller chercher les votes du côté Libéral. Ce n’est pas facile pour lui. Je suis de celui qui croit que madame Brigitte Legault à la capacité, grâce à son charisme, son expérience et à cause de la tendance forte des anglophones et des non-souverainistes de la région, de conserver une bonne majorité des votes rouges. Or, Meili Faille m’a confié que son noyau dur de supporteur dans la région est resté élevé et intacte, ce qui est une bonne nouvelle. Par contre, selon elle, les résultats du sondage paru il y a plus d’une semaine lui paraissent un peu exagérés. En effet, elle pense plutôt qu’un chiffre autour du 35%, après répartition des indécis serait plus juste; ce qui lui donne malgré tout une confortable avance sur ses adversaires. J’ai même eu vent de la rumeur qui veut que Fortier sente tellement que sa campagne glisse vers le bas, que l’ancien premier ministre provincial et député de Vaudreuil-Soulanges, Daniel Johnson, viendrait lui prêter main forte sous peu (ceci sous toute réserve bien sûr).Â
Enfin, et c’est la partie intéressante, nous avons discuté de ses méthodes de campagne et de son approche. Elle m’a bien candidement mentionné que ce qui l’intéresse le plus, c’est le côté social et le fait de supporter des gens de la communauté de Vaudreuil-Soulange, au delà de leurs allégeances. Elle m’a d’ailleurs rappelé sa présence à une rencontre avec les anciens combattants, au courant de son dernier mandat, pour une journée en leur honneur. Le problème est qu’aucun autre représentant des autres partis fédéraux ne s’était présenté. À bien y penser, le topo est assez paradoxal mais démontre l’universalité de Meili Faille. En effet, au-delà de la basse partisannerie, il y a les humains et Meili Faille le comprends. Il y a abondance d’exemple comme celui-là . De plus, elle m’a confirmé que les organismes sociaux et autres groupes de la région ont commencé à voir Michael Fortier seulement lorsque la possibilité d’élection s’est fait sérieusement sentir. Heureusement, les gens ne sont pas dupes. Avant de voter, rappeler vous l’attitude de Fortier dans la présente campagne : arrogant, portant attention à ses intérêts supérieurs avant ceux de la région, contrôle des communications venant de son propre parti, opportunisme crasse, nonchalance face aux besoins des plus démuni et de la culture locale et j’en passe. Je crois fermement que le vote de cette élection dépasse la basse partisannerie ou le simple fait d’avoir une représentante souverainiste dans le comté. Ainsi, la question que je vous pose : Est-ce que nous avons besoin de quelqu’un qui sera là seulement quand le « Kodak » sera présent ou bien avons-nous besoin d’une personne qui est présente en tout temps pour ses citoyens et qui défendra bec et ongle les intérêts de sa communauté et du Québec à Ottawa? Dans Vaudreuil-Soulanges, avons-nous besoin d’une star sortie de nulle part qui sera impliquée dans toutes sortes de projets qui vont souvent à l’encontre de nos intérêts et des besoins immédiats de la région? Avons-nous avantage à voter pour quelqu’un qui défendra en premier lieu les intérêts de la région de Montréal? Poser la question c’est aussi y répondre.

Malgré le fait que j’aime bien l’attitude de madame Brigitte Legault du parti Libéral et que j’ai énormément d’affinité avec Jean-Yves Massenet et les politique du parti Vert, cette élection demande aux citoyen de réfléchir aux conséquences désastreuse pour le Québec advenant qu’un Michael Fortier et les Conservateurs prennent la majorité du gouvernement. C’est pourquoi mon vote ira du côté de Meili Faille et du Bloc Québécois mardi prochain.
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Petite prédiction du jour
Comme je l’avais fait lors des dernières élections provinciales, je me suis prêté au jeu des prédictions. Je répète l’exercice maintenant, sachant fort bien que ce ne sont que des prédictions un peu biaisée.
Meili Faille (Bloc) = 38%
Brigitte Legault (Libéral) = 25%
Michael Fortier (Conservateur) = 24%
Jean-Yves Massenet (Vert) = 9%
Maxime Héroux-Legault (NPD) = 4%
Taux de participation = 69%. Faite le calcul du nombre de vote pour chacun.
Qu’en pensez-vous? Surprenant non? Je crois fortement qu’effectivement, Michael Fortier ira gruger les votes destinés aux Libéraux pour passer de 19% à la dernière élection, à plus de 24% pour cette fois. Il serait intellectuellement malhonnête de croire que monsieur Fortier ferait pire que lors des dernières élections fédérales. Voyons voir si je changerai ces pourcentages avant le 14 octobre.
5 Oct
Le plus récent sondage Harris/Decima (qui devrait se refléter lors de la prochaine mise à jour sur Democratic Space) indique que l’appui réservé aux partis traditionnels a fortement décliné depuis le début de la campagne. En effet :
- L’appui au Parti conservateur a chuté de six points, passant de 41% à 35%
- Celui au Parti libéral a également diminué de quatre points, passant de 26% à 22%
D’un océan à l’autre, cela représente donc une baisse globale de 10% de l’appui habituellement réservé aux partis traditionnels. De tout temps, une diminution du vote conservateur allait de pair avec une augmentation du vote libéral et inversement. Mais cette année, il semble en être tout autrement.
À l’heure actuelle, c’est le NPD et, dans une moindre mesure, le Parti vert qui récoltent les votes des électeurs insatisfaits par les partis traditionnels. Ainsi :
- L’appui au NPD a bondi de six points, passant de 14% à 20%
- Celui au Parti vert a également augmenté de quatre points, passant de 9% à 13%
Au Québec, l’appui au Bloc, qui a vacillé entre 30% et 40% durant la campagne, se situe présentement à 37%; une hausse de 2% en un mois.
Selon Bruce Anderson, président de Harris/Decima, « En ce moment, les conservateurs risquent clairement de perdre l’opportunité de remporter une majorité de sièges, surtout en raison d’une nette diminution de leur support en Ontario. » En effet, l’appui ontarien aux conservateurs est passé de 41% à 34%, tandis que celui aux libéraux a quant à lui stagné à 34%. Les deux partis en sont donc au nez à nez dans la province qui compte le nombre le plus élevé de sièges.
Or, si de l’aveu de Bruce Anderson l’élection d’un gouvernement majoritaire conservateur ne semble plus envisageable, il est cependant ardu de prédire qui formera l’opposition officielle. Avec un écart d’à peine 2% entre les libéraux et les néo-démocrates et une dizaine de jours avant l’élection, la seule certitude est que désormais, tout est possible…
5 Oct
DemocraticSPACE a mis à jour ses données concernant ses prédictions pour les générales du 14 octobre. Les dernières semaines laissaient présager une remontée constante du Bloc Québécois, alors que les appuis au Parti conservateur se consolidaient, du moins à l’extérieur de l’île de Montréal. Les libéraux, quant à eux, ne parviennent juste pas à s’imposer, probablement au profit du Nouveau Parti Démocratique.
Dans Brossard-La Prairie, les chiffres balancés par l’ami Greg laissaient perplexes. Si ce comté, probablement le plus multiethnique à l’extérieur de Montréal, avait une tradition d’appui au fédéralisme depuis longtemps, il était à prévoir que la place acquise en 2006 par Marcel Lussier était un accident de parcours, largement dû aux répercussions catastrophiques du “scandale des commandites” sous le régime des libéraux de Jean Chrétien.
Et aujourd’hui, rien de cet ampleur ne peut aider le BQ à conserver sa place. Sauf peut-être une division du vote.
Et c’est ce qui se produit. Si les premières prévisions nous laissaient présager une chaude lutte entre le Bloc et le Parti libéral, il semble plus clair aujourd’hui que la lutte se fera… pour la seconde place. Les conservateurs, tranquillement mais sûrement, réussissent à s’approcher des libéraux.
Alexandra Mendes souffre un peu de voir son chef, malgré sa meilleure semaine de campagne depuis le déclanchement des élections, mener son parti au plus cuisant échec libéral depuis la débandade de 1984. Ce qui est un peu triste à observer par ailleurs.
Marcel Lussier n’est pas le plus flamboyant des députés bloquistes à Ottawa. Peu d’interventions à la Chambre des Communes, peu visible dans le comté, il bénéficie de la campagne nationale, qui a réussi (encore une fois) à démoniser non seulement le parti de Stephen Harper mais aussi ses collègues de l’opposition. La stratégie d’attaquer tout le monde et de ne pas cibler uniquement un adversaire (quoique c’est moins vrai depuis le débat), bien qu’assez audacieuse pour un parti qui peinait à expliquer sa raison d’être il n’y a pas un mois, a porté fruit.
Les comtés qui servent de baromètre sont-ils en train de basculer vers le Bloc?
On a déjà hâte au 14!
3 Oct

Finalement, nous voici arrivé à l’heure du premier débat pour nos cinq candidats dans Vaudreuil-Soulange. Ce face à face aura lieu au centre communautaire de Hudson et sera modéré par deux journalistes du Hudson Gazette, Jim Duff et Matthew Brett. Je ne sais si les questions du public seront permises mais il est évident qu’il serait intéressant de connaître la stratégie des différents candidats en relation avec ce qui se passe au États-Unis et aux dommages collatéraux qui suivront. Ne me parlez pas d’aide aux jeunes ménages pour une plus grande accession à une maison. Cette attitude se traduit par un accès privilégié vers l’endettement. Ainsi, j’aurai la possibilité de filmer l’intervention et de probablement mettre les moments plus savoureux ici même sur ce blogue au courant de la semaine prochaine.
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Avant de vous laisser pour le weekend, j’aimerais vous diriger vers un site très intéressant (cliquez ici). En effet, c’est un site qui regarde les possibilités de voter pour le parti Vert. Afin de vérifier s’il cela est possible, ils font la démonstration de l’état des choses dans toutes les circonscriptions du Canada basé sur tout le sondage effectué pour le comte de la circonscription. Ce regroupement indépendant fait l’analyse suivante : si dans votre comté, un candidat est assuré de la victoire, pourquoi ne pas voter selon vos convictions, car de toute façon, un vote contraire aura probablement peu d’impact sur le résultat final.
Or, pour Vaudreuil-Soulange, selon ce site, le risque que Michael Fortier passe le fil d’arrivé en premier reste encore possible, à deux semaines des élections. Ainsi, il est encore recommandé de voter de façon stratégique afin d’empêcher Michael Fortier de gagner la circonscription de Vaudreuil-Soulange. Le problème avec la situation potentiellement favorable pour Meili Faille est que certaine personne seraient tentée de laisser tomber, pensant que la victoire Bloquiste est acquise. C’est totalement faux. Une baisse de garde donnerait un avantage à Michael Fortier, qui récolte les votes de citoyens aux allégeances Libérale qui sont tentés par l’apparence de pouvoir et par la perte de confiance envers un Stephane Dion non-convaincant. Il est surprenant de voir, selon les derniers résultats, que madame Brigitte Legault prend place juste avant Michael Fortier. Je constate donc que le vote anglophone traditionnellement Libéral de la région ne se divise pas tant que ça. J’ai peine à croire que Fortier sera capable de remonter cette pente.
3 Oct
Dans la région, le NPD n’est présent que sur la liste des candidats et dans les fichiers d’Élections Canada.
Hier, Jean-François Paradis, candidat dans Jonquière – Alma, a justifié son absence au débat organisé par l’Association des étudiants du Cégep de Jonquière en disant qu’il s’était présenté par défaut. Originaire du Saguenay il vit à Montréal. Et il travaille “très fort” pour faire élire Thomas Mulclair, transfuge du PLQ et principal porte-parole du Parti au Québec.
Tellement absent de la campagne régionale que le journaliste de CBJ n’a pu parler à personne d’autre que M. Paradis et que François Privé, le candidat du Parti dans Roberval – Lac-Saint-Jean en 2006. Et ce dernier s’est empressé de lancer un appel au vote stratégique pour battre Jean-Pierre Blackburn, le “Ministre le plus visible” du gouvernement Conservateur. Et selon le reporter de la première chaîne, Catherine Forbes, candidate dans Roberval – Lac-Saint-Jean, “fuit les journalistes comme la peste”!
Le PVC lui est encore plus absent. Dans Jonquière il n’a même pas de représentant dans le fichier d’Élections Canada.
Situation idéale d’échange de vote pour les partisans du NPD, du PVC et du PLC du comté qui veulent aider au financement de leur Parti et contribuer à la défaite du Ministre Conservateur. Voir un des sites qui organisent l’échange sur le site Voter pour l’environnement. (Merci Sébastien Roy)
2 Oct
Chantale Bouchard face au Ministre du Travail au Cégep de Jonquière
Jean-Pierre Blackburn avait vraiment l’air d’avoir plus d’expérience que sa jeune opposante. C’était aussi son principal défaut.
Elle ne répondait pas toujours adéquatement aux questions, ne parlait pas toujour du sujet précis. Mais elle générait pas mal plus d’enthousiasme. Pas capable de chiffrer, de concrétiser son programme concrètement non plus, mais elle a, avec habileté, fait ressortir les points faibles de l’orientation du Parti Conservateur et les contradictions dans le discours actuel du Ministre sur l’avortement: même s’il dit que l’avortement est l’affaire des femmes, il a toujours voter pour restreindre ce droit.
Des interventions moins concrètes, plus philosophiques, que celles du Ministre, mais pas mal plus mobilisatrices. Le Ministre lui, n’a pas tellement soulevé les âmes en proposant la construction de la prison de Roberval et le développement de la base militaire de Bagotville comme modèle d’entrepreneurship pour la jeunesse.
La soupe doit être vraiment chaude: les maires de la région ont annoncé aujourd’hui qu’ils prendraient position pour le PC demain, selon le bulletin de nouvelles de la radio de Radio-Canada de 17h.
Sylvain Gaudreault, député du PQ dans Jonquière assistait. Normal. Lui et Alexandre Cloutier appuie Chantale Bouchard, comme le souligne Corus.
2 Oct
Vous retrouverez ici les répliques les plus marquantes qui ont été échangées par les principaux chefs de partis lors du débat en français.
Note : Malgré un effort certes louable de sa part, Mme May n’est pas présente ici en raison de la qualité déplorable de son français. C’est regrettable pour le Parti Vert et ses sympathisants, mais il y a des limites à vouloir être équitable ou, pour employer une expression populaire, à vouloir « accommoder raisonnablement. »
La réplique la plus marquante de M. Dion
À M. Duceppe : « Quand est venu le moment de reconnaître la nation québécoise, le bureau de M. Harper m’a consulté et nous avons fait cela de manière à montrer que l’on peut aussi faire partie de la nation canadienne; ce qui est un problème pour M. Duceppe. »
À M. Harper (à propos des mesures environnementales qu’il propose) : « Je pense qu’on perd notre temps à discuter du faux plan de M. Harper. Il n’y a pas un seul expert qui a dit que c’était un plan sérieux. »
À M. Layton (qui dit vouloir rapatrier les troupes d’Afghanistan dès maintenant) : « On a pris un engagement. Nos alliés comptent sur nous (…) C’est une responsabilité qu’on a, comme quand on a pris nos responsabilités pour Kyoto, c’est la même chose. »
La réplique la plus marquante de M. Duceppe
À M. Dion : « Nous avons proposé des projets, par exemple que le français soit la langue de travail dans les banques, les ports, les aéroports, les télécommunications. Le NPD nous a appuyés, mais pas les libéraux qui pourtant reconnaissent que la loi 101 est une grande loi canadienne. »
À M. Harper : « Tout ce que vous avez trouvé à faire ce sont des politiques qui enrichissent les pétrolières. Semble-t-il qu’aux dernières nouvelles, elles n’ont pas de misère à terminer leurs fins de mois. »
À M. Layton (qui l’accuse de vouloir privatiser la santé) : « Moi je veux que ce soit un système de santé publique, mais c’est au Québec de décider en tout temps. Je pense que les Québécois sont capables de prendre eux-mêmes leurs décisions et ils n’ont pas besoin du reste du Canada pour venir leur dire quoi faire. »
La réplique la plus marquante de M. Harper
À M. Dion : « Vous proposez d’augmenter les taxes avec votre nouvelle taxe sur le carbone. C’est une politique qui va détruire l’économie. »
1 Oct
Je trouve que la formule à 5 autour d’une table nous a démontré les limites de ce que peut apporter un débat avec 5 participants. On le comprend, les intervenants doivent être plus disciplinés et ça donne lieu à une discussion de salon. On aurait pu donner à chacun des chefs une bière tellement c’était lent et pénible.
Évidemment, tous les chefs se sont rués contre Stephen Harper. Ce dernier a été sur le défensive toute la soirée et n’a jamais vraiment fait de gros efforts pour attaquer ses adversaires, il est resté calme et s’est montré capable d’esquiver les questions trop compromettantes. Par exemple, pour justifier les baisses de taxes aux grandes pétrolières qui exploitent les sables bitumineux albertains, il s’en défenda en justifiant qu’il avait baissé les taxes pour TOUTES les entreprises. C’est sûr. De ce point de vue là c’est vrai que c’est juste pour tout le monde. Dans les faits, ça ne l’est peut-être pas, mais il a bien réussi à esquiver cette attaque.
Mme May avait tout à gagner avec ce débat. Elle s’est battue pour y être et pour avoir son mot à dire. Le résultat est un échec sur toute la ligne. Elle n’a dévoilé aucun élément de sa plate-forme, s’est fait doubler à plusieurs reprises par Stéphane Dion au sujet de l’environnement qui avait des arguments mieux ficelés et elle n’a fait qu’attaquer Stephen Harper, de manière assez maladroite. Il faut dire que son français était vraiment déficient et honnêtement, on s’en foutait de ce qu’elle avait à dire, c’était trop pénible à écouter. On n’avait que le goût qu’elle se taise. Je crois que pour les électeurs anglophones, dans le débat de demain, Stéphane Dion aura à combattre le même effet puisqu’il est probablement celui qui maîtrise le moins bien l’anglais.
Stéphane Dion est probablement le chef qui avait le plus à gagner dans ce débat. Il n’arrive tout simplement pas à enflammer des passions et à gagner la confiance des québécois. Je crois que des débatteurs ce soir, lui et M. Duceppe furent les mieux préparés. Stéphane Dion, d’ordinaire un peu trop cérébral et cartésien a réussi à mettre un peu d’émotion, et laisser une impression un peu plus favorable qu’à l’ordinaire. On sent qu’il connaît ses dossiers et qu’il amène des solutions crédibles. Le hic, c’est qu’il a dévoilé sa plate-forme plus tôt cette semaine, et on cette dernière les avait fait passer pour des pères-noël. Est-ce que les solutions proposées sont réalisables? Disons que M. Dion a peut-être réussi à faire changer l’impression générale qu’il est trop académique et sans leadership.
M. Duceppe a toujours le beau jeu dans ces débats, il peut dire ce qu’il veut, il ne prendra jamais le pouvoir. Ça lui permet d’être constamment sur l’offensive et d’attaquer ses adversaires. Au passage il a bien sûr revendiqué des droits au Québec. Moi ça ne m’interpelle pas, mais les souverainistes ont sûrement trouvé qu’il avait gagné le débat.
M. Layton c’est le grand-papa gâteau. Il vit sur un nuage et voit tout en rose. Il a bien donné quelques coups à Stephen Harper et Stéphane Dion, mais on l’imagine mal premier-ministre. Trop gentil. J’ai cependant bien aimé son jab à Stéphane Dion qu’il a accusé d’avoir appuyé les conservateurs lors d’un vote en chambre. Harper aussi a utilisé cet argument contre Duceppe.
Évidemment, un chef qui vote pour le gouvernement mais qui est contre les politiques pour lesquelles il a voté pour, c’est assez peu crédible. En ce sens, le NPD est le seul parti qui s’est tenu debout face aux conservateurs.
M. Layton aurait gagné a plus attaquer M. Dion car je ne crois pas qu’il avait un quelconque vote à gagner des électeurs de M. Harper. La gauche est divisée entre les 4 partis de l’opposition. Il me semble que pour se démarquer des 3 autres, M. Layton aurait gagné à démontrer ce qui fait que le NPD serait plus apte à mener le pays que les Libéraux. M. Layton aura réussi à démontrer à ses électeurs qu’il n’aime pas M. Harper, mais ça, on le savait déjà . Il n’a donc marqué aucun point au Québec, j’en ai bien peur.
Dans l’ensemble, un débat drabe où on n’aura rien appris, à part peut-être quels sont les personalités de chacuns des chefs.
brem
Cet article est aussi publié sur mon blogue personel: martinbreton.com
1 Oct
Déclaration du Ministre du Travail aux femmes qui manifestaient devant ses bureaux dans Jonquière – Alma, pour avoir la garantie qu’un gouvernement Conservateur n’ouvrira pas le dossier de l’avortment.
“Je vais mettre mon siège en jeu si un gouvernement Conservateur revenait là -dessus”, a-t-il dit aussi. (Un vrai petit Trudeau!) “Relaxez, sur cette affaire là ”!
La soupe doit être vraiment chaude. C’est la deuxième fois que les regroupements de femmes se pointent chez lui, depuis quelques semaines. C’est la première qu’il consent à les rencontrer.
1 Oct
Il semble que quelqu’un se soit enfin réveillé hier parmi les stratèges de l’équipe conservatrice. En effet, en fin de journée hier, Owen Lippert, un ancien collaborateur de Stephen Harper, s’est désigné comme bouc émissaire dans l’affaire du « discours plagié ». Rappelons que le discours que M. Harper avait adressé au Parlement en mars 2003, dans le but de convaincre les députés d’envoyer des troupes canadiennes combattre en Irak, était calqué en grande partie sur celui qu’avait prononcé le premier ministre australien, John Howard, deux jours plus tôt. Ce n’est qu’après avoir tenté de minimiser l’impact de la nouvelle dans un premier temps que les conservateurs ont finalement fait parvenir un communiqué à la presse annonçant la démission de M. Lippert.
« On m’a demandé de rédiger un discours pour le chef de l’opposition de l’époque », a admis M. Lippert qui avoue du même souffle avoir fait un excès de zèle en copiant des extraits de discours du premier ministre australien.
Or, si ce matin, l’affaire semble avoir été balayée sous le tapis avec la plus grande efficacité, on ne peut s’empêcher de se demander où étaient les mêmes stratèges conservateurs lors de la dérape sur les coupures de 45 millions $ dans le domaine de la culture ou de celle sur l’alourdissement des peines contre les adolescents.
Julie Couillard, l’autobiographie
Chose certaine, c’est à espérer pour M. Harper que le responsable de la gestion du « discours plagié » soit le même à qui l’on va confier l’épineux problème que sera l’autobiographie de Julie Couillard. Ce livre, qui paraîtra le 6 octobre prochain, n’est rien de moins qu’une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des conservateurs, si l’on en croit les extraits qui circulent déjà sur le Net.
Dans son livre, l’ex-compagne de Maxime Bernier décrit notamment celui-ci comme un grand benêt narcissique et coureur de jupons qui, en privé, affiche un certain mépris pour Stephen Harper ainsi que ses électeurs beaucerons. Julie Couillard affirme également que le ministre fédéral, soutenait que l’indépendance du Québec était une chose inévitable et que, par conséquent, il s’y préparait. « La souveraineté, ça ne me fait pas peur du tout, c’est vers ça qu’on s’en va c’est évident. Et moi je n’ai pas de problèmes avec ça. Je suis prêt. J’attends ça», aurait-il déclaré en avril dernier devant des clients estomaqués d’un café de Montréal.
Quelle que soit l’esquive sur laquelle travaillent les stratèges conservateurs, la situation aurait pu être davantage maîtrisée si Stephen Harper avait mis Maxime Bernier à la porte le printemps dernier. Difficile de comprendre en quoi Bernier est indispensable dans une circonscription (Beauce) qui a voté conservateur à 67% en 2006 et qui recueille encore en ce moment de 56 à 58% des voix selon les dernières projections de DemocraticSpace. S’il semble à peu près certain que l’homme va garder sa circonscription, il pourrait en même temps devenir le talon d’Achille de sa formation.
On aura peut-être des réponses lors de la sortie du livre de Julie Couillard… ou lors du passage tant attendu de celle-ci à l’émission « Tout le monde en parle » ce dimanche.

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