2008 CANADA ELECTION

14 October 2008

SEAT PROJECTIONS & RIDING DISCUSSION -- SELECT PROVINCE/TERRITORY OR RIDING

Jean-François Fortin (Non-Partisan) Articles

Monsieur Chance est toujours debout…

Stéphane Dion est un homme étonnant. Pas tant l’homme que la chance qui semble toujours au rendez-vous. Son parcours atypique, ses victoires surprenantes (gagner la chefferie libérale notamment) sur fond de naïveté bienvaillante…

Excellent papier de Roy MacGregor dans le Globe and Mail de jeudi : Stéphane Dion est (presque) toujours arrivé à ses fins. Loi sur la clarté, conférence sur les changements climatiques, chefferie libérale, il ne manquait que quelques jours à cette campagne pour raffermir cette idée de gouvernement libéral minoritaire.

S’il avait fallu qu’il soit charismatique…

Des airs d’imbécile…

Pauvre Gilles Duceppe…

Le chef bloquiste semble être victime du mauvais sort lorsqu’il visite des marchés publics.

Fin septembre, le candidat libéral de Papineau, Justin Trudeau est tombé par hasard sur la tournée dominicale de Duceppe au marché Jean-Talon, accompagnée de sa candidate Vivianne Barbot. Scène complètement surréaliste s’il en est une.

Puis ce matin, c’est au tour de Luc Harvey, député sortant de Louis-Hébert, de faire un détour par le marché public de Sainte-Foy, où le chef du Bloc se trouvait, pour aller réclamer le bilan de la présence bloquiste à Ottawa. Duceppe, qui peutavoir la mèche courte parfois, ne s’est pas caché pour lâcher un ” c’est un imbécile ” à sa garde rapprochée, mais suffisamment fort pour que plusieurs médias soulèvent l’anecdote.

Appelons les choses par leur nom : Luc Harvey n’est pas un imbécile. Luc Harvey est nerveux, excessivement nerveux depuis que les sondages démontrent qu’il est maintenant derrière le candidat bloquiste Pascal-Pierre Paillé. Et il a agi comme un imbécile en allant crier au Marché.

M. Harvey ne bénéficie pas d’un surplus de confiance de la part de ses commettants. Prenez par exemple ses démêlés avec le fisc (commentaire de François Bourque ici) ou encore son attitude condescendante dans un débat contre son adversaire du Bloc québécois plus tôt cette semaine. Son numéro d’aujourd’hui ne devrait pas l’aider.

Michel Hébert chronique là-dessus en mentionnant notamment que M. Harvey dit être passé là par hasard. Ben oui…

Conservateurs : est-ce que Stephen Harper devra répondre de ses actes?

On a beaucoup parlé de la campagne libérale, de ses ratés et de son chef mais si la lecture des sondages est exacte, le grand perdant de cette élection devrait être le chef conservateur Stephen Harper.

Comprenons-nous bien : la performance de l’actuel premier ministre, quoique très ordinaire depuis le débat des chefs, n’est pas catastrophique. Dans la moyenne pour être exact. Mais ce n’est pas là-dessus qu’il sera jugé.

Les conservateurs, comme la majorité des mouvements de droite, veulent des résultats. Les coupures aux subventions dans le domaine culturel et dans le développement économique des régions sont des exemples bien réels de cette idéologie politique. Si le retour sur l’investissement n’est pas bon, on coupe ou on remodèle le programme. La logique peut tenir.

Stephen Harper a décidé d’utiliser un des échappatoires de sa propre loi sur les élections à date fixe pour se lancer dans une campagne électorale qui n’avait pour but que d’aller chercher les sièges manquants à une majorité conservatrice. L’opportunisme politique avec un grand O, quoique le seul reproche qu’on puisse lui faire est d’avoir voilé sciemment l’esprit de la loi qu’il a mis en place.

Le résultat net, en date d’aujourd’hui, est que le Parti conservateur a fragilisé sa place à la Chambre des Communes. Après avoir créé de toutes pièces le personnage de Stéphane Dion, il a laissé les autres partis redéfinir son image. Il les a même aidés, par exemple avec sa position face à la situation économique mondiale. On ne se donne pas de chances lorsqu’on dit aux Canadiens d’investir dans la Bourse, alors que ceux-ci ne cherchent qu’à se faire rassurer. Pas plus qu’en présentant une plate-forme électorale (qui, malgré certains bons côtés, avait plutôt l’air d’un plan B fabriqué à la va-vite)… après le vote par anticipation.

Que feront les militants conservateurs après l’élection? Attendons les résultats, mais Stephen Harper devra répondre de ses actes. Si le résultat net de l’élection est le retour à la case départ, c’est que le premier ministre aura échoué son plus gros test politique.

Brossard-La Prairie : doit-on y déceler une tendance générale?

DemocraticSPACE a mis à jour ses données concernant ses prédictions pour les générales du 14 octobre. Les dernières semaines laissaient présager une remontée constante du Bloc Québécois, alors que les appuis au Parti conservateur se consolidaient, du moins à l’extérieur de l’île de Montréal. Les libéraux, quant à eux, ne parviennent juste pas à s’imposer, probablement au profit du Nouveau Parti Démocratique.

Dans Brossard-La Prairie, les chiffres balancés par l’ami Greg laissaient perplexes. Si ce comté, probablement le plus multiethnique à l’extérieur de Montréal, avait une tradition d’appui au fédéralisme depuis longtemps, il était à prévoir que la place acquise en 2006 par Marcel Lussier était un accident de parcours, largement dû aux répercussions catastrophiques du “scandale des commandites” sous le régime des libéraux de Jean Chrétien.

Et aujourd’hui, rien de cet ampleur ne peut aider le BQ à conserver sa place. Sauf peut-être une division du vote.

Et c’est ce qui se produit. Si les premières prévisions nous laissaient présager une chaude lutte entre le Bloc et le Parti libéral, il semble plus clair aujourd’hui que la lutte se fera… pour la seconde place. Les conservateurs, tranquillement mais sûrement, réussissent à s’approcher des libéraux.

Alexandra Mendes souffre un peu de voir son chef, malgré sa meilleure semaine de campagne depuis le déclanchement des élections, mener son parti au plus cuisant échec libéral depuis la débandade de 1984. Ce qui est un peu triste à observer par ailleurs.

Marcel Lussier n’est pas le plus flamboyant des députés bloquistes à Ottawa. Peu d’interventions à la Chambre des Communes, peu visible dans le comté, il bénéficie de la campagne nationale, qui a réussi (encore une fois) à démoniser non seulement le parti de Stephen Harper mais aussi ses collègues de l’opposition. La stratégie d’attaquer tout le monde et de ne pas cibler uniquement un adversaire (quoique c’est moins vrai depuis le débat), bien qu’assez audacieuse pour un parti qui peinait à expliquer sa raison d’être il n’y a pas un mois, a porté fruit.

Les comtés qui servent de baromètre sont-ils en train de basculer vers le Bloc?

On a déjà hâte au 14!

Au début de la campagne, j’ai envoyé un courriel aux cinq principaux partis afin de connaître leurs intentions à propos du pont Champlain. En leur indiquant que je comptais en parler ici.

Un seul a répondu. Le candidat néo-démocrate, Hoang Mai, m’a transmis ceci. Comme il reprend en gros la position de l’Agence métropolitaine de transport, je me permets de copier sa réponse tout en la modifiant afin d’en permettre une lecture plus aisée (j’ai inséré les liens hypertexte au lieu de laisser les adresses URL intégrales). Le sens de ses propos a été respecté.

Bonjour M. Fortin,

Pour l’instant, je ne peux pas vous donner la position officielle du NPD concernant le sujet.  Notre caucus de la Montérégie se rencontre sous peu afin de déterminer une position officielle, je vous en ferai part par la suite, d’où la raison de mon retard à vous répondre, désolé.

De mon côté, je m’oppose à l’idée de construire un nouveau pont ou tunnel et il semblerait que c’est la position des autres candidats de la région, mais comme je vous l’ai mentionné, nous ne l’avons pas encore “officialisée”.

Dans son mémoire présenté à la Commission de consultation sur l’amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud en avril 2002, l’Agence Métropolitaine de Transport (AMT) recommandait à la commission de ne pas retenir le projet de tunnel ou pont/auto entre la Rive-Sud et Montréal, à la page 6 du rapport: “Un nouveau pont ou tunnel augmenterait l’utilisation de l’automobile au dépens du transport collectif, ce qui détériorerait la qualité de vie au coeur de l’agglomération, aggraverait les nuisances environnementales de l’automobile, et pénaliserait le transport des marchandises.”

Le transport en commun sous la forme d’un sytème léger sur rail (SLR) était plutôt recommandé.  Par la suite, les ÉTUDES D’AVANT-PROJET POUR UN SLR DANS L’AXE DE L’AUTOROUTE 10 / CENTRE-VLLE DE MONTRÉAL
“En 2001, le gouvernement fédéral, par le biais de Développement économique
Canada et de la Société des ponts fédéraux limitée (SPFL), ainsi que le gouvernement du Québec, par le biais du ministère des Transports du Québec (MTQ), ont accepté de financer, à parts égales, des études d’avant-projet pour l’implantation d’un SLR dans l’axe de l’autoroute 10 qui utiliserait l’infrastructure de l’Estacade du pont Champlain. L’AMT fut mandatée comme maître d’oeuvre et un comité directeur, présidé par un représentant de Transports Canada et un représentant du MTQ, a assuré la direction des études. Un montant de 14 millions de dollars a été prévu pour défrayer le coût de ces études.”

Cette étude analyse différents scénarios et tenant compte de multiples facteurs et fait les recommandations suivantes, en ordre (avec leur note):

1. Système léger sur rail via l’Estacade 86%
2. Voie réservée pour les autobus sur l’Estacade 73%
3. Nouvelle ligne de métro 65%
4. Voie réservée pour les autobus sur le pont Clément 56%
5. Voie réservée pour les autobus sur le pont Champlain dans le sens de la circulation 52%
6. Scénario de base à l’horizon 2006 (statu quo) 47%
7. Nouveau pont routier entre la Rive-Sud et Montréal 46%

A la lumière des études déjà faites, je m’oppose personnellement à la construction d’un tunnel étagé pour le prolongement du métro et surtout, à l’ajout de voies pour les véhicules.

Sauvons les mannequins suédoises!

Gabriel Arsenault

Cet homme s’appelle Gabriel Arsenault. Il est candidat libéral dans le comté de Chambly-Borduas. Âgé de 20 ans, il est actuellement en seconde année universitaire en vue d’obtenir une baccalauréat multidisciplinaire.

Cet homme est également membre d’un groupe, sur Facebook, qui milite pour une cause aussi noble que l’environnement ou la cruauté dans la chasse aux phoques : la protection des mannequins de sous-vêtements suédoises!

Soyez prévenus!

Si vous cherchiez encore des preuves de l’inutilité de Facebook…

Mme Charbonneau Barron est toujours invisible dans St-Bruno-St-Hubert

Malgré les efforts répétés que les médias locaux et DemocraticSpace font pour trouver la candidate conservatrice dans St-Bruno-St-Hubert, Mme Nicole Charbonneau Barron, il n’y a rien à faire. Silence radio aux journalistes qui veulent couvrir les élections fédérales.

En fait non, car il y a des développements. L’attachée de presse de la candidate, Julie Gaudreau, a contacté les rédactions du Journal de St-Bruno et du Versant, deux hebdomadaires couvrant une partie du comté de St-Bruno-St-Hubert, afin de leur offrir l’exclusivité d’une lettre ouverte à publier intégralement.

Les rédactions ont refusé.

La candidate conservatrice a fait ce qu’elle avait à faire : elle a acheté un espace publicitaire. Où elle ne semble avoir tiré aucune leçon des dernières semaines.

Qu’elle le veuille ou non, Mme Charbonneau Barron est absente. Une campagne fédérale demande un minimum de présence dans les débats publics et les enjeux locaux. Elle n’a pas le prestige d’un André Arthur, capable de gagner des élections avec comme seule arme son nom. Elle doit clarifier son passé (car oui, il peut soulever des questions pour une quantité non-négligeable d’électeurs potentiels) et faire face à la musique.

Régurgiter les lignes envoyées par la permanence du parti (les trois derniers paragraphes de sa publicité se retrouvent, à des virgules près, dans le discours de tous les conservateurs au Québec) ne changent rien. Personne ne reproche la foi catholique de Mme Charbonneau Barron. Avoir été porte-parole de l’Opus Dei (et, on le suppose car impossible de vérifier, membre) exige cependant certains éclaircissements et nier cet état de fait est probablement la pire insulte qu’on puisse faire à ses électeurs.

À moins que ce soit les instances fédérales du Parti conservateur qui tiennent fermement les guides du carrosse… ça expliquerait peut-être ce gênant silence.

Et si Josée Verner avait raison?

On peut aimer ou pas Josée Verner mais tout le monde semble avoir son opinion sur la députée de Louis-St-Laurent.

L’annonce de coupures dans divers programmes de visibilité et de promotion de la culture a mené à une levée de boucliers du milieu artistique et ce, dans la plus totale indifférence de la population. Si les artistes veulent se faire entendre dans cette élection, ils auront intérêt à resserrer le message car, pour l’instant, c’est une véritable catastrophe de relations publiques. Des initiatives comme le concert contre les coupures et le site JeVotePourLaCulture.com sont louables mais demeurent marginales face au typhon d’information dans lequel on demande aux électeurs de se faire une opinion.

Dans une entrevue publiée dans le quotidien Le Soleil jeudi dernier, la ministre du Patrimoine mentionne que s’il y a eu beaucoup de bruit autour de cette série de décisions dans les médias, ce n’est pas le cas sur le terrain. Elle l’a répété en soirée sur les ondes du Réseau de l’information, ajoutant au passage qu’elle remplacerait les programmes abolis (ce qu’elle avait déjà laissé entendre en août). Le tout dans une enveloppe malhabilement vaporeuse qui en dit peu sur les réelles intentions de Mme Verner (sera-t-elle toujours à son poste après les élections?), qui n’a rien cassé comme ministre depuis son élection en 2006.

Mais en même temps, est-ce que possible qu’elle ait raison?

Le préjugé numéro 1 qu’on véhicule depuis maintenant plusieurs semaines touche le train de vie et le statut privilégié des artistes. Bien sûr, pas un mot sur la majorité d’artistes sous le seuil de la pauvreté.

Sauf que les très nombreux “artistes de salon” (il n’y a rien de péjoratif dans ce terme), qui oeuvrent le jour dans des bureaux ou des ateliers pour se rabattre sur la peinture ou la musique le soir venu, ne reçoivent pas de subvention. Il est exagérément populiste de laisser entendre que les artistes n’ont qu’à se trouver une vraie job (faites le tour des blogues de médias traditionnels, ils sont plusieurs), mais en même temps, peut-on en vouloir de le penser à celui qui travaille 40 heures par semaine, qui occupe ses temps libres à composer ou à sculpter et qui ne demanderait probablement pas mieux que de faire ça à l’année?

N’oublions pas que le pouvoir d’achat des consommateurs diminue sans cesse, ce qui les rendra toujours plus mécontents à l’idée de “donner de l’argent pour faire vivre” ceux qu’ils jugent être des privilégiés. Le meilleur exemple à ce sujet vient de cet auditeur qui s’étonnait, quelque part cette semaine dans une tribune radiophonique, que la culture soit si extraordinaire (enfin, selon ce que le monde de la culture avance lui-même) au niveau des retombées économiques alors qu’elle semble si inapte à réinvestir ses dernières afin de sortir les artistes du cercle vicieux des subventions gouvernementales.

Puis, de mémoire, le monsieur mentionnait “qu’en Afrique, on montre des techniques modernes aux agriculteurs car on a compris que c’était le meilleur moyen de les sortir de la misère.” Puis de comparer la culture à l’industrie québécoise des chevaux de course.

La comparaison était (très) boiteuse mais pas dénuée d’intérêt car devant des arguments aussi populistes, il ramène le débat devant le contribuable, celui qui paie. Qu’attendons-nous de nos artistes et que sommes-nous prêts à faire pour les aider? Doit-on les aider perpétuellement

Et si c’est le cas, est-ce que les programmes passés étaient les meilleurs? Peut-on les améliorer?

Et si Josée Verner avait raison?

Enfin des pancartes…

Première pancarte du NPD vue à La Prairie

J’ai taquiné le NPD dans mon premier billet pour son manque de visibilité dans La Prairie : c’est maintenant chose faite.

La photo a été prise hier sur le boulevard de Palerme.

Reste maintenant le Parti libéral… dont je n’ai vu aucune présence à l’extérieur de Brossard (en allant faire mon épicerie ce soir, j’ai croisé des pancartes de Mme Mendes).

La mathématique tordue d’un bulletin de vote

Alors comme ça, un vote pour le Nouveau Parti Démocratique est un vote pour le Parti conservateur?

C’est ce que le candidat bloquiste dans Jeanne-Le Ber, Thierry St-Cyr, a pris soin d’annoncer dans son comté.

Le pire, c’est que le Bloc Québécois pense probablement que c’est vrai.

Il y a une forte croyance dans le milieu politique que la fragmentation du vote joue fondamentalement en faveur de leur adversaire. Et ce dernier pense exactement le contraire.

Jouons aux mathématiciens. Si Moi consiste à un vote pour vous-mêmes, Adv1 est votre adversaire principal et et Advn est tout autre candidat…

   VMoi = 1Moi
   VAdv1 = 1Adv1
   VAdvn = xAdv1 + yAdvn

x et y étant des variables répondant à divers critères difficilement chiffrables, il devient clair que tous les votes n’ont pas le même poids pour les candidats politiques.

Pourtant, la science mathématique est formelle : un vote pour le NPD, c’est un vote pour le NPD, pas un tiers de vote pour le NPD et deux tiers pour le PCC. Il n’existe pas de fraction de vote pour Élections Canada.

La division du vote ou le vote stratégique ne donnent pas la victoire à un candidat. Ils ne sont qu’un prétexte pour expliquer les défaites à venir… et un argument percutant pour toute campagne de peur digne de ce nom. Bref, l’insulte suprême pour tout électeur qui se respecte.

C’est aussi une façon mesquine de remplir son devoir de citoyen. Aux dernières nouvelles, on vote pour un candidat, pas contre un candidat. Et pousser le cynisme au point de voter stratégique, c’est aussi le plus formidable manque de respect qu’on puisse faire au système démocratique.

Avis de recherche dans Saint-Bruno – Saint-Hubert

Nicole Charbonneau Barron (Source : nicolecharbonneaubarron.ca)

Cette femme est recherchée. Personne ne l’a vue depuis que La Presse a mis en exergue son passé de porte-parole québécoise pour l’Opus Dei. Silence radio depuis ce moment. Elle n’a pas été aperçu lundi soir lors du conseil de ville de St-Bruno-de-Montarville, où elle a été élue comme conseillère municipale.

Des rumeurs indiquent qu’elle était plutôt à son lancement de campagne. Bizarrement, aucun journaliste n’a relevé la nouvelle. Comme s’ils n’avaient pas été invités…

Pour ceux qui ne l’auraient pas reconnu, il s’agit de la candidate conservatrice dans Saint-Bruno – Saint-Hubert, Nicole Charbonneau Barron. La photo utilisée ci-haut provient de son site internet.

Voter pour les nuls (catholiques)

Note : le présent billet est plombé de mauvaise foi. Yeux chastes d’abstenir.

Si vous êtes de religion catholique et que vous voulez savoir comment Dieu voterait s’il le pouvait, la Conférence des évêques catholiques du Canada vient de publier un court guide de quatre pages (au format PDF) sur les prochaines élections.

La pauvreté, l’avortement, l’Afghanistan, l’Église vous dira ce qu’un bon catholique doit penser lorsqu’il ira cocher son bulletin de vote le 14 octobre…

Le pont Champlain s’invite dans la campagne

Le maire de Brossard, Jean-Marc Pelletier, a proposé la semaine dernière la construction d’un tunnel à deux étages (le premier pour le prolongement du réseau de métro, le second pour les voitures) sous le fleuve Saint-Laurent entre l’île de Montréal et sa localité. Estimant le coût de son projet à 1,2 milliard de dollars (et financé en partie par le secteur privé), M. Pelletier profite ainsi de la campagne électorale pour mettre de la pression sur les candidats dans Brossard-La Prairie et, plus globalement, amener les partis politiques à parler de transport.

Puis Radio-Canada nous apprend aujourd’hui que le pont Champlain est aussi mal en point qu’il en a l’air.

Parce que le transport est un sujet sensible pour les citoyens de la couronne métropolitaine. Les jours passent et mettent en relief la désuétude de nos infrastructures. Le pont Champlain fait peur, le pont Mercier fait encore plus peur, le pont Victoria est un cauchemar au niveau des accès…

L’idée du maire de Brossard est bien belle en théorie mais se heurte dans un premier temps à des récifs… politiques. Si l’idée d’améliorer la fluidité dans l’axe Montréal-Rive-Sud est électoralement rentable, elle l’est moins lorsqu’on la conjugue avec le spectre… de la 30!

Combien d’élections provinciales et fédérales se sont jouées sur cette cinquantaine de kilomètres à construire entre Vaudreuil-Soulanges et Candiac? Tellement que même si des échangeurs sont déjà construits dans la partie Est du tracé, les gens doutent encore de sa réalisation.

Allez donc leur parler de lien sous-fluvial…

Puis il y a les enjeux environnementaux. Si l’idée de diminuer la circulation avec le métro peut êre perçue comme bonne, comment expliquer la venue de nouvelles voies routières qui s’ajouteront à celles du pont Champlain? Le débit journalier devrait logiquement augmenter. Et de toute façon, l’ajout de kilomètres de bitume n’est généralement pas ami avec le concept de développement durable.

L’idée d’aller remuer le sol sous le fleuve risque également d’alerter plusieurs groupes écologistes.

Enfin, il y a la question des coûts. Le cynisme de la population envers la classe politique vient notamment de l’incapacité de cette dernière à chiffrer rigoureusement ses projets.

Et le pont actuel?

Suite à l’effondrement du viaduc de la Concorde à Laval en 2006, le ministre fédéral des Transports, Lawrence Cannon, avait mentionné lors d’un point de presse que les infrastructures fédérales, dont le pont Champlain, étaient sécuritaires.

Pourtant, ce n’était pas le cas. Radio-Canada nous apprend que quelques jours seulement avant l’effondrement de Laval, un rapport déposé par la firme d’ingénieurs Genivar était moins jovialiste sur l’état du pont bâti en 1957.

Largement surchargé comparativement à ce qu’il a étudié à l’époque, le pont Champlain s’est imposé comme la “meilleure” solution de contournement de Montréal pour le transport routier. Il n’a pas été conçu pour ça, ni modifié pour tenir compte de cette réalité.

Un peu avant le déclenchement des élections actuelles, le ministre Cannon avait annoncé que la structure actuelle serait remplacée pour des raisons économiques (200 millions sur dix ans pour le maintenir dans son état actuel semble effectivement être une dépense discutable). Mais la politique étant ce qu’elle est, le projet est de nouveau sur la glace.

Nous avons demandé aujourd’hui aux cinq grands partis leur opinion sur la question du transport entre la rive-sud et Montréal. Aucun n’a répondu à la demande formulée par courriel à leur représentant dans le comté de Brossard-La Prairie, où se situe le pont Champlain.

Note au candidat néo-démocrate dans Brossard-La Prairie

Ça part mal : mon premier texte dans DemocraticSpace et je ne peux pas m’empêcher de jouer au gars qui s’enfarge dans les fleurs du tapis.

Le nom du comté de Brossard-La Prairie est représentatif de ce qu’il représente : les villes de Brossard et de La Prairie (en plus de Candiac et de St-Philippe, mais là n’est pas le propos). Ça va de soi. Et entre les deux villes, il y a la rivière Saint-Jacques.

À Brossard, les néo-démocrates sont représentés sur les pancartes électorales. Tout comme le Bloc Québécois et le Parti Conservateur.

Mais à La Prairie, le NPD est inexistant. Comme si l’autre côté de la rivière, on tombait dans le vide!

Remarquez bien qu’on ne voit pas de pancartes libérales non plus mais c’est aussi vrai à Brossard. Mme Mendes n’est pas très visible disons.

M. Mai, les Laprairiens ne vous mangeront pas. Ils pourraient même vous faire bien paraître si vous ne faisiez pas semblant qu’ils n’existaient pas.


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