À Montréal, en couverture du ICI, on peut apercevoir François Lafontaine de Karkwa, Matthieu Beaumont et Catherine Leduc de Tricot Machine ainsi que Ariane Moffat et Yves Lambert. Ces derniers font partie des artistes qui s’opposent aux coupures dans la culture.

Pendant ce temps, à Québec, dans une entrevue accordée au Journal Le Soleil, Josée Verner, affirme que les compressions budgétaires dans le domaine de la culture n’intéressent pas les citoyens. « Ça fait plusieurs activités que je fais et les gens ne m’en parlent pas. Les gens disent : continuez votre bon travail! J’ai eu zéro téléphone. »

Drôle de contraste.

Drôle d’argument aussi de la part de la ministre du Patrimoine du Canada. Le gouvernement du Canada gère-t-il ses priorités selon le nombre d’appels logés aux bureaux de circonscription?

Les Québécois doivent-ils sauver les artistes de la même manière qu’ils le font pour les concurrents de Star Académie? En composant le numéro au bas de leur écran?

Si la mission canadienne dans la province de Kandahar se poursuit malgré que 56% des Canadiens s’y opposent, c’est probablement alors parce que le téléphone de Peter Gordon MacKay ne sonne pas.

Did you say fuck?!

De leur côté, Benoît Brière, Michel Rivard et Stéphane Rousseau répliquent par une vidéo intitulée « Culture en péril » qui se veut une satire des relations entre les artistes et les représentants chargés d’attribuer les subventions fédérales liées à la culture. Rivard y chante un extrait de sa chanson la complainte du phoque en Alaska et les fonctionnaires de répliquer aussitôt : « Did you say fuck?! ». http://ca.youtube.com/watch?v=UrATQeLLKX0

Mais au fond, c’est peut-être Verner qui a raison. Zéro téléphone, zéro intérêt.

Ou peut-être est-ce simplement parce que son numéro de téléphone est moins publicisé que celui de Star Académie?

Voici ses coordonnées… juste au cas :

Josée Verner

Téléphone : 418-842-3004
Courriel : info@verner08.ca